Louis Jouvet disait "Au théâtre il n'y a rien à comprendre, mais tout à sentir". Au théâtre le côté Cour c'est celui du coeur. De là est né ce blog de critiques théâtrales, qui a pour objectif de vous faire partager ma passion pour le théâtre, mes coups de cœur, mes impressions, mes envies, mes émotions, et vous donner envie d'aller au Théâtre à Paris, à Avignon ou ailleurs.
jeudi 9 juillet 2026
ANTIGONE DES SUPERMARCHÉS
samedi 8 juillet 2023
LES FEMMES DE LA MAISON
MANQUE DE LISIBILITE**
Dans les années 1950 M. Joris offre à une femme une maison en banlieue. Elle est artiste, libre. Il l'a épousée pour qu'elle puisse être libre : dans sa vie de photographe, dans son corps, dans sa sexualité. Lorsqu'elle décide de vendre cette maison, quelques décennies plus tard, M. Joris va la racheter, plus ou moins secrètement. Il va la transformer en résidence pour femmes artistes. Vont dès lors se succéder jusqu'à aujourd'hui des femmes, peintres, sculptrices, performeuses, auteures, qui pendant quelques semaines pourront créer, s'exprimer, laisser libre cours à leur art.
Le nouveau spectacle de Pauline Salles nous parle de féminité, de féminisme, de place de la femme dans l'art, de l'art lui-même, de création, de travail de création, le patriarcat. Il est question de beaucoup de choses. De trop peut-être. Le texte part dans toutes les directions dans en choisir une. Qui trop embrasse, mal étreint. On se perd dans le discours : est-il pro ou contre le féminisme y compris dans ses excès.
Au milieu d'un public dans l'ensemble réceptif je me suis ennuyée, incapable d'empathie avec ces femmes qui défilent devant nous. Peut-être pas le bon jour pour moi.
En bref : un spectacle fourre-tout sur la place de la femme artiste dans la société. Une mise en scène et une direction d'acteur qui ne m'ont pas convaincue.
Les femmes de la maison, de Pauline Sales, mises en scène de l'auteure, avec Olivia Chatain, Anne Cressent, Vincent Garanger, Hélène Viviès
C'EST OU ? C'EST QUAND ?
samedi 9 octobre 2021
POUR AUTRUI
TU ACCOUCHERAS DANS LA DOULEUR
Pauline Bureau avait jusqu'à présent fait un sans-faute en abordant au travers de son théâtre des sujets d'actualité avec force et conviction, qu'il s'agisse du scandale du médiator (Mon cœur), le procès de Bobigny (Hors la loi) ou de la place des femmes dans le sport (Féminines). Alors quand elle s'attaque à la question de la GPA on se dit que le spectacle va être enrichissant. Hélas on sort de la salle déçu par un traitement maladroit de cette question de société.
Tout commence comme une belle histoire d'amour. Liz, cheffe de chantier dans des projets environnementaux, rencontre Alex, marionnettiste, un soir de neige qui bloque les vols au départ d'un aéroport en Allemagne. Le trajet en voiture va sceller leur avenir. Mais leur belle histoire marque le pas le jour où Liz fait une fausse couche tardive qui révèle qu'elle a un cancer. Pas d'autre choix que de subir une hystérectomie et de devoir faire le deuil de la maternité, à 35 ans. Mais par chance la sœur de Liz, sage-femme dans un hôpital de Californie, a une collègue qui a déjà deux enfants et qui rêve d'être mère porteuse. Alex et Liz pourront avoir cet enfant qu'ils désirent tant.
Que de maladresse dans ce conte de fées. Comme elle en a l'habitude Pauline Bureau a écrit en se basant sur des témoignages. On regrette ici l'angélisme de l'histoire. Et la simplicité du traitement. Tout se passe presque trop bien une fois le diagnostic posé et la décision de la GPA prise : pas besoin de chercher la mère porteuse, elle est là spontanément et elle a le profil idéal. Pas de problème d'argent qui ne soit réglé par un rapide coup de fil au banquier (l'achat de l'appartement attendra). Aucun problème pendant la grossesse, jusqu'à l'enfant qui a le bon goût d'attendre que ses parents débarquent de l'avion en Californie pour pointer le bout de son nez. Sans compter la miraculeuse acceptation par la grand-mère au départ si critique, et un passage assez gnangnan réunissant trois générations autour du bain du bébé.
Le beau et imposant décor concourt au sentiment de longueur qui pèse sur tout le spectacle. Près d'une heure avant d'arriver à parler de la GPA, une fin sur un monologue d'Océane, la fille de Liz et d'Alex, enfant à haut potentiel, qui part dans un discours new âge totalement hors sujet. Le lent mouvement du plateau modulaire casse empêche la fluidité du passage d'une scène à l'autre, figeant les comédiens, multipliant les noirs. La direction d'acteur s'en ressent aussi. On a souvent du mal à être en empathie avec le couple Liz / Alex tant les longueurs mettent de la distance entre le spectateur et leur histoire.
Il y a pourtant quelques beaux moments, trop rares, lorsque la poésie ou le rêve s'emparent du plateau, comme la danse de Rose enceinte, la fusion des corps des deux mères, le désir d'enfant du père.
En bref : Faux pas pour Pauline Bureau qui nous avait habitués à plus de rigueur et de profondeur dans ses créations. Reste un spectacle qui interpelle et suscite le questionnement de chacun sur la question du désir d'enfants et de la GPA.
Pour autrui, texte et mise en scène Pauline Bureau, avec Yann Burlot Martine Chevallier, Nicolas Chupin, Rebecca Finet, Sonia Floire, Camille Garcia, Maria Mc Clurg, Marie Nicolle, Anthony Roullier, Maximilien Seweryn
C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Crédit photo @Christophe Raynaud de Lâge
samedi 5 octobre 2019
ELEPHANT MAN - Folies Bergères
UN DUO EXPLOSIF QUI FAIT PSCHITT
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Dès la première scène on est en empathie pour ce personnage soumis à la cruauté du monde. John Merrick est montré dans toute son humanité, par opposition à tous ceux, de Ross, le propriétaire de salle de spectacle, au gardien de l'hôpital, qui profitent du handicap du pauvre homme pour tenter d'en tirer avantage. Joey Starr compose une interprétation à la fois forte et sensible, puissante et touchante.
Autour de ces deux personnages la troupe est très inégale. La pièce traîne en longueur, mal servie par un texte faible. David Bobée a mis l'accent sur le fantastique, la psychologie, la pensée intérieure. Les scènes de jour alternent avec des fantasmagories cauchemardesques où les pensées de Merrick s'expriment dans la danse inquiétante d'une danseuse reptilienne (étonnante Xio Yi Liu). Béatrice Dalle passe complètement à côté du rôle de Madame Kendall. Là où on attendait une confrontation puissante, ses scènes avec Joey Starr sont d'une platitude déconcertante.C'EST OU ? C'EST QUAND ?
crédit photo @Arnaud Bertereau
jeudi 18 juillet 2019
AFTER THE END
TROP DE FRAÎCHEUR
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"After the end" se présente donc comme un huis clos glaçant doublé d'un thriller psychologique. Si le fond du sujet est digne d'intérêt la direction d'acteurs peine à faire ressentir de la compassion et de l'intérêt pour ces adolescents. Si Marie Petiot (Louise) est globalement convaincante dans le rôle de l'adolescente doublement perturbée par l'attentat et l'enfermement forcé avec un individu dont elle va rapidement se méfier, Xavier Guelfi manque de maturité dans son jeu d'acteur pour nous faire adhérer à son personnage d'adolescent noyé dans son mal-être, à l'humeur changeante, parfois timide et maladroit, souvent colérique et violent.C'EST OU ? C'EST QUAND ?
mercredi 17 avril 2019
LE VOYAGE DE G. MASTORNA - Comédie Française
UN MAKING-OFF PAS INDISPENSABLE
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UN PROJET AMBITIEUX AVORTE
C'est dans un espace bi-frontal (qui semble devenir la règle au théâtre du Vieux Colombier) que va se situer l'action. Nous assistons aux coulisses de la création : un plateau de production avec ses loges, sa régie, ses accessoires, ses lumières, ses essais pour le casting. Serge Bagdassarian est un magnifique Fellini, un réalisateur en pleine effervescence, taraudé par le doute "Vous mettez en mouvement des énergies dangereuses" lui a-t-on prédit. "Il faut respecter le mystère de la mort". Des remarques prémonitoires. Convoquant son acteur fétiche Marcello Mastroianni (Laurent Laffite crédible physiquement) le cinéaste se lance à corps perdu dans ce tournage de cauchemar qui n'aboutira jamais. On le voit entouré de sa fidèle collaboratrice Liliana Betti (sobrement et justement interprétée par Jennifer Decker), son équipe technique avec son régisseur Rino (impeccable Jérémy Lopez), et les comédiens qui entourent G. Mastorna : Giovanni (Georgia Scalliet toujours excellente dans les rôles de nunuche), Daniele (Yoann Gasiorowski), Roberto (Alain Lenglet) et Nicolo (Nicolas Lourmeau).Les doutes du réalisateur gagnent toute l'équipe et le projet s'achemine vers l'échec et l'abandon.BANCALE
A la sortie on balance entre deux sentiments. D'un côté on regrette que le film n'ai jamais pu se faire tant le projet portait en lui un souffle impressionnant. La création de Marie Rémond nous fait partager les affres et les difficultés de la création tant matériellement qu'intellectuellement, en axant sur le travail du réalisateur dans sa direction d'acteur. Hélas lorsque le spectacle bascule dans la spiritualité il perd de sa puissance et nous inflige une dernière demi-heure bien trop longue et bien trop lourde.C'EST OU ? C'EST QUAND ?
samedi 2 février 2019
LES OUBLIES - Comédie Française
OUBLIONS CES OUBLIES
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DES BLESSURES TOUJOURS BÉANTES
Mais pour bien comprendre d'où cela vient le spectacle nous ramène régulièrement dans le passé, à l'instant qui est l'une des genèses de cette douloureuse histoire entre deux peuples. Nous voyageons donc entre 2019 et 1958/1962, entre aujourd'hui et la IVe et la Ve République, entre la salle des mariages d'une mairie parisienne et le bureau du Général de Gaulle. Et pour bien nous faire comprendre dans quelle époque nous sommes, au cas où ne saurions pas nous repérer grâces aux costumes (surtout pour 2019) la date s'affiche à chaque fois sur les écrans au-dessus de la scène.MAIS IL Y A UN MAIS
Le seul élément qui a retient l'attention est la qualité du jeu de cette belle troupe de la Comédie Française, même s'il ne sont hélas pas tous traité à égalité. Si Elliot Jennicot est sous-exploité dans le rôle du technicien de la mairie (je vous passe sa bataille contre la fuite d'eau, piètre symbole d'une république et d'une famille qui partent à la dérive) il a droit à une petite consolation avec le rôle du Général Challe,. Si Sylvia Bergé est à la peine en maire elle est parfaite en secrétaire du Président. Nazim Boudjenah, Jérôme Pouly et Pauline Clément s'en tirent honorablement respectivement en marié, cousin / gouverneur, mariée. Bruno Raffaelli est un Général de Gaulle relativement crédible et un père de la mariée qu'on aime détester. Ils en restent 3 qui sortent du lot. Qu'elle soit la discrète Yvonne ou la mère de la mariée à la sagesse remarquable, Danielle Lebrun est toujours aussi admirable et lumineuse. Eric Génovèse est méconnaissable et remarquable tant en responsable de l'intendance de la mairie qu'en Michel Debré, Garde des Sceaux. Et enfin il y a le formidable Serge Badgassarian qui transforme chaque moment aussi insignifiant soit-il en un bonheur, qu'il soit ami du marié et de la maire ou directeur du cabinet présidentiel.C'EST OU ? C'EST QUAND ?
dimanche 30 septembre 2018
CALLISTO ET ARCAS - Théâtre des Bouffes du Nord
WEINSTEIN SORS DE CE CORPS !
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Ici on pousse au maximum les métamorphoses. Dans cette mise en scène par Guillaume Vincent de ce mythe d'Ovide Jupiter se fait assistante de producteur de cinéma pour abuser de Callisto. La mythologie rejoint l'actualité et les interrogations sociétales de 2018. Comment ne pas penser à Weinstein, au mouvement #MeToo ou au débat sur le genre. En naviguant continuellement entre mythologie et monde contemporain le texte d'Ovide perd de sa substance et l'histoire de la grande et de la petite ourse transpirent à peine malgré les rappels dans la vidéo et la forêt.C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Crédit photo @Audouin Desforges
dimanche 8 juillet 2018
OU EST JEAN-LOUIS ?
STAR D'UN SOIR !
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On l'a dit plus haut, ce n'est pas la qualité du texte qui retient l'attention (désolée pour Gaëlle Gauthier). "Où est Jean-Louis" s'inscrirait très bien dans la tradition du Café de la Gare. Du théâtre de boulevard qui tire sur la corde de l'absurde avec 5 acteurs aguerris à jouer la comédie. Flavie Péan assiste stoïquement à cette soirée où tout semble déraper. Sébastien Pierre en fait des caisses avec son maquillage et accessoires évolutifs, Loïc Legendre et Alexandre Texier jouent les troublions, Karine Dubernet en fait des tonnes en dragueuse désinhibée. Quand à Arnaud Gidoin il donne au spectacle tout son rythme avec quelques moments assez délirants.C'EST OU ? C'EST QUAND ?
lundi 15 janvier 2018
HISTOIRE DU SOLDAT
QUAND STRAVINSKY REVISITE FAUST
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LE MYTHE DE FAUST
BELLE INTERPRÉTATION MAIS...
Claude Aufaure en est le narrateur. Entre parlé et parole chantée ou tout du moins en rythme avec la musique (cela s'appelle le sprechgesang nous apprend @spectatif) il est le spectateur actif de l'histoire de ce soldat qui vend son âme au diable. C'est Julien Alluguette qui reprend le rôle du soldat. Il lui donne avec réussite la jeunesse et la naïveté qui sied au personnage. Lucinio Da Silva est un diable fourbe et malin comme il se doit. Sautillant, envoûtant, il manipule le pauvre gamin dont on imagine tout ce qu'il a vécu au combat et combien il peut aspirer à retrouver son village, sa maison, sa mère, en un mot comme en cent : la paix. Et même s'il est jeune et encore relativement innocent, il garde suffisamment de lucidité pour essayer de contourner les pièges que le diable dresse sur sa route pour l'empêcher d'atteindre son but.Histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky, mis en scène par Stéphan Druet, direction musicale Jean-Luc Tingaud, chefs d'orchestre (en alternance)Olivier Dejours, Jean-Luc Tingaud et Loïc Olivier, avec Claude Aufaure, Julien Alluguette, Lucinio Da Silva, Aurélie Loussouarn ou Malou Utrecht (en alternance).
C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Vu janvier 2018 - Poche Montparnasse Paris
Crédit photo @Brigitte Enguerrand
lundi 11 décembre 2017
BELLA FIGURA
YASMINA REZA S'ENLISE DANS LA VACUITÉ DE SES PERSONNAGES
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DES VIES QUI PATINENT
Boris et Andréa sont amants depuis si longtemps qu'ils ressemblent à un vieux couple qui n'a plus rien à se dire. Pourquoi ce soir-là a-t-il choisi de l'emmener dans un restaurant recommandé par sa femme ? Pas surprenant dès lors qu'arrivés sur place ils se retrouvent nez-à-nez avec Françoise, la meilleure amie de l'épouse trompée, qui est venue en famille fêter l'anniversaire de sa belle-mère. La soirée s'annonce calamiteuse pour chacun des protagonistes.UNE MISE EN SCÈNE SANS PROFONDEUR
En bref : Pour retrouver le talent de Yasmina Reza on attendra janvier pour retrouver Art au théâtre Antoine. Quand à Bella Figura, le talent d'Emmanuelle Devos ne suffit pas à sauver un texte et une mise en scène qui manquent de profondeur.
Bella Figura, texte et mise en scène de Yasmina Reza, avec Emmanuelle Devos, Camille Japy, Louis-Do de Lencquesaint, Micha Lescot, Josiane Stoleru
C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Crédit photo @Pascal Victor
Vu Novembre 2017 - Théâtre du Rond Point
lundi 7 août 2017
LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINH
DOULEUR DE L'EXIL
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Le texte de Philippe Claudel, publié en 2005, est presque un conte. L'adaptation théâtrale de Sylvie Dorliat a ce rythme lent du temps qui s'attarde et s'étire à n'en plus finir pour celui dont la douleur est trop intense. Le récit de l'histoire de M. Linh est dit avec pudeur mais aussi avec la distance du conteur, du regard extérieur, du témoin anonyme. La qualité de la scénographie et de l'ambiance sonore crée un univers légèrement onirique malgré la violence sourde qui transpire. La violence du passé, la violence de l'exil, la violence de l'accueil en terre étrangère, la violence de la solitude, du chagrin. Une violence qui pousse vers la folie. Et le même besoin de retrouver des repères.En bref : Une belle écriture. Un beau texte sur l'exil, le besoin de repères, la solitude, le devoir de souvenir. Une mise en scène froide par excès de pudeur.
La petite fille de Monsieur Linh, d'après le livre de Philippe Claudel, adaptation et interprétation de Sylvie Dorliat, mise en scène de Célia Noguès.
C'EST OU ? C'EST QUAND ?
vendredi 21 juillet 2017
SUR LA ROUTE DE MADISON
POURQUOI ?
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Sur la route de Madison, adaptation de Didier Caron et Dominique Deschamp d'après le roman de Robert James Waller, mise en scène de Anne Bouvier, avec Clémentine Célarié, Jean-Pierre Bouvier, Gérald Cesbron
C'EST OU ? C'EST QUAND ?
J'AI SOIF
NÉCESSAIRE TEXTE DE PRIMO LEVI
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C'est accompagné par trois violonistes et un violoncelliste venus de Corée que le directeur de ce lieu permanent d'Avignon déclame le texte de Primo LEVI. J'AI SOIF s'inspire de "Si c'est un homme". Les musiciens du Quatuor Classic Radio interprètent "Les sept dernières paroles du Christ en croix" de Joseph HAYDN, renforçant la puissance dramatique du texte.C'EST OU ? C'EST QUAND ?

















