mardi 18 septembre 2018

SCALA

POÉTIQUE ET INQUIÉTANT
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C'est avec "Celui qui tombe" que j'ai découvert le travail de Yoann Bourgeois, et que j'en suis devenue fan. Alors c'est un immense plaisir de le retrouver avec une création pour l'ouverture (ou la réouverture) de La Scala Paris. Et quel autre titre que "Scala" pouvait-il donner à ce spectacle construit à partir de ce que lui ont inspiré ses pérégrinations dans ce lieu lors des travaux réalisés selon les voeux des nouveaux propriétaires de cette salle mythique, Mélanie et Frédéric Biessy.

RENAISSANCE

Commençons par rendre hommage à ces deux amoureux du spectacle vivant qui transforment leur passion en un défi exaltant. La Scala, comme l'a rappelé un petit film avant le spectacle lors des soirées d'inauguration, c'est une salle au destin mouvementé. Musical, cabaret, salle de spectacle, cinéma porno, et finalement à nouveau lieu d'expression de la diversité de la culture au cœur d'un quartier lui-même multiculturel avec ses plus de 100 nationalités.

Après deux ans de travaux les murs bleus, ce bleu Scala, vont enfin pouvoir raisonner de mots et de musique. Mélanie et Frédéric Biessy se sont entourés d'une équipe chevronnée composée notamment d'Olivier Schmitt comme conseiller artistique, Rodolphe Bruneau-Boulmier comme conseiller musical et Aline Vidal comme conseillère arts visuels. Sans oublier le travail de rénovation mené par Richard Peduzzi. C'est un phénix qui renaît de ses cendres. Et quand on voit la passion qui pétille dans les yeux du couple Biessy on ne peut que leur souhaiter de réussir ce formidable pari.


DES ARTISTES VIRTUOSES

Il faut dire que la programmation qui lance la salle et la saison est plus qu'alléchante. (Voir mon article sur la rentrée des théâtres parisiens). A commencer donc par ce poétique et inquiétant Scala créé par Yoann Bourgeois. 

La recherche de l'équilibre est toujours au cœur de son travail. Les artistes évoluent dans un décor plein de chausse-trappes, de pleins et de vides, d'objets en déséquilibre, de trampolines. Un univers un peu sombre où trône un grand escalier (l'ai-je bien descendu ?). Dans ces pleins et ces creux, ces espaces délimités et ces vides, tout semble possible. Un univers en devenir, comme cette salle. Yoann Bourgeois sait comme personne créer cet univers ni tout à fait circassien ni tout à fait théâtral. Ils sont 5 hommes et 2 femmes à explorer ce nouveau monde. Leur habileté à jouer avec leur corps, avec les rythmes, avec les espaces est tout bonnement étonnante et captivante. 

Après un début de spectacle qui traîne un peu l'ambiance s'installe. La poésie et le mystère ne font plus qu'un pour nous emporter dans quelques tableaux magiques. La descente d'escalier, le ballet des mains, la chute dans un espace "aquarium", les rebondissements, des séquences empreintes d'un onirisme d'une grande beauté teinté d'inquiétude : des prises de risque, des plongées dans l'inconnu, des pauses, un monde qui se construit, évolue. Le temps semble parfois se figer puis se redynamise. Les objets s'animent tout seul, se désarticulent comme les danseurs, se reconstruisent.

En bref : avec Scala Yoann Bourgeois donne déjà une âme à cette salle qui renaît de ses cendres. Un spectacle très symbolique où l'on retrouve les qualités du travail de ce circassien de formation qui aime mixer les genres. Des artistes étonnants, du mystère et du rêve. Voilà un beau lancement de salle et de saison.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?

13 boulevard de Strasbourg 75010 Paris
du 11 septembre au 24 octobre 2019 à 21h - Dimanche 15h



Vu le 12/09/18 - La Scala Paris

lundi 17 septembre 2018

LE PRENOM - Théâtre Edouard VII

LORSQUE L'ENFANT PARAIT
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C'est un défi que se lance Matthieu Delaporte, Alexandre de la Patelière et Bernard Murat, respectivement auteurs et metteur en scène de la pièce déjà classique "Le Prénom". Une nouvelle distribution seulement 8 ans après la création de la pièce dans ce même théâtre Edouard VII et 6 ans après la sortie du film, les deux ayant connu le succès que l'on connaît. La pression est donc forte et pèse sur les épaules de ces 5 comédiens et comédiennes.

L'histoire, tout le monde la connaît. Vincent va être père pour la première fois. Invité chez sa soeur Elizabeth et son beau-frère Pierre, en attendant sa compagne Anna et en présence de son ami d'enfance Claude, il annonce le prénom choisi pour l'enfant à naître. Ce sera Adolphe. La soirée va tourner au règlement de comptes. Tous les non dits, toutes les jalousies, tous les secrets, les vérités bien senties jamais exprimés, les mots qui dépassent la pensée (ou pas) vont exploser au cours de cette soirée mémorable. Le prénom n'est que le prétexte à laisser libre champ à l'expression de toutes les vérités. Mais l'amitié reste la plus forte et lorsque l'enfant parait il ou elle réconciliera les amis de toujours.

Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Guillaume de Tonquedec, Jean-Michel Dupuis et Judith El Zein ontg marqué le public tant au théâtre qu'au cinéma. Alors il faut faire un effort pour aller voir cette reprise sans a-priori et laisser sa chance à la nouvelle distribution. Une particularité de cette pièce est qu'il n'y a pas vraiment de rôle principal mais 5 rôles importants. Chacun a son moment, sa scène, son monologue. Un équilibre que l'on doit non seulement au texte mais aussi à la mise en scène de Bernard Murat.

Si la cohésion du groupe est bien là dès le départ, on ne peut que noter des différences dès lors que les individualités s'expriment. Jonathan Lambert est Pierre. S'il crie parfois un peu trop fort il incarne globalement avec ce prof de français bourru et en colère. Florent Peyre sort de son registre habituel et est un Vincent crédible, sûr de lui, provocateur, espiègle, malin. La marche est plus difficile à gravir pour Marie-Julie Baup et Lilou Fogli. Pour le rôle de Babou (Elizabeth) comment ne pas penser à la regrettée Valérie Benguigui ? Toutes deux s'en sortent honorablement. Quant à Sébastien Castro il est excellentissime. Hilarant "la Prune", dont le comportement un peu lunaire apporte un peu de légèreté à cette soirée catastrophe, son monologue impose le silence et constitue un moment d'intense émotion.

En bref : Une reprise qui sans atteindre le niveau de l'original offre une belle soirée de théâtre, entre comédie et drame. Exceptionnel Sébastien Castro qui provoque l'hilarité autant qu'il émeut.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Place Edouard VII
à partir du 7 septembre 2018
du mardi au samedi 21h - samedi matinée à 17h30
Toutes les infos sur le site des Théâtres Parisiens Associés en cliquant ICI



Vu le 06/09/18 (couturière) - Théâtre Edouard VII

dimanche 9 septembre 2018

SAISON THÉÂTRALE PARISIENNE 2018/2019

QUE VOIR AU THÉÂTRE A PARIS
SAISON 2018/2019



Une fois de plus les derniers rayons chauds de l'été s'étirent dans le ciel et la saison commence en étalant ses premières sur plusieurs semaines de la fin août à début octobre. Public, privé, entre-deux, comment choisir parmi les centaines de spectacles qui nous sont proposés sur les scènes de Paris et de d'Ile de France ? Comme toujours il faudra faire des choix. Voici une sélection bien évidemment orientée selon mes goûts et envies personnels, de ce qui retient mon attention pour cette saison 2018/2019

Une recommandation : comme toujours ne vous fiez pas uniquement aux grands noms, aux grandes salles, aux têtes d'affiche. Nous avons la chance extraordinaire à Paris d'avoir une programmation très riche, très variée. Il faut s'éloigner parfois des grandes salles, prendre le risque de s'aventurer dans les "petites" salles pour découvrir des petits trésors de texte, des mises en scène inventives, des comédien.ne.s de grand talent qui ont à coeur de partager avec le public leur passion. Cette année, si nous décidions d'être plus aventureux / aventureuse ? Ceci dit, quand je vois la richesse des programmations des scènes publiques je me dit que la concurrence va être rude.

Et comme l'année dernière retrouvez moi une fois par mois sur les ondes de Radio Mortimer où j'ai le plaisir de chroniquer en live avec les autres passionnés de l'équipe les spectacles que nous aurons vu et aimé...ou pas. N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur le blog ou sur la page facebook du Théâtre Coté Coeur.


 THÉÂTRES NATIONAUX

 COMÉDIE FRANÇAISE

Lors de la présentation de saison j'étais si enthousiaste que je ne savais où donner la tête sur mon agenda. Après une saison en demi-teinte celle qui arrive s'annonce très prometteuse. Un feu d'artifice de textes et de metteurs en scène. Je débuterai avec La nuit des rois ou tout ce que vous voulez  mis en scène par Thomas Ostermeier, lequel entend mettre "en valeur la profondeur des questions existentielles que Shakespeare soulève à partir de cette intrigue amoureuse placée sous le signe du travestissement."  (22/09 - 28/02) Annulé la saison dernière nous pourrons enfin découvrir La Locandiera mis en scène par Alain Françon. (27/10- 10/02). La fin de l'année verra la reprise de la merveilleuse adaptation de 20.000 lieues sous les mers. Idéal pour petits et grands. Ma chronique en cliquant ICI

Pour débuter l'année Christian Gonon nous propose de redécouvrir et de faire revivre l'univers de Pierre Desproges avec La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. Au Studio (16/01- 03/02). Le Birgit Ensemble nous entraîne dans les limbes d'une mémoire qui heurte l'histoire de la France du 20e siècle : Les oubliés, trois génération d'acteurs entre Paris et Alger. (24/01 - 10/03). Comme tous les grands comédiens il aurait aimé se frotté au rôle. Il a décidé de l'aborder différemment. Hamlet, à part, une autre façon d'être ou ne pas être par Loïc Corbery (6-24/02). Pauline Bayle s'empare de mots de Leila Slimani pour créer Chanson douce. Une fable tragique pour offrir une variation de la figure du monstre et de ses ambivalences. (14/03 - 28/04).

Marie Rémond elle s’intéresse à Federico Fellini. En collaboration avec Thomas Quillardet elle tisse un spectacle autour d'un film rêvé par le réalisateur italien. Le Voyage de G. Mastorna (28/03 -05/05). Le 9 avril Ivo van Hove livrera un grenier des maîtres sans moi (c'est complet). J'envie les chanceux qui ont pu arracher une place pour cette soirée exceptionnelle. Je me consolerai avec sa mise en scène de Electre / Oreste d'Euripide. L'union du frère et de la soeur dans la vengeance vu par le maître hollandais ! (27/04-03/07). 

Pas de saison sans un cabaret. Ce sera Les Serge (Gainsbourg point barre). Encore un grand moment en perspective (16/05 - 30/06). Nous retrouverons Pauline Bureau avec une création qui trouve son origine dans le procès de Bobigny dont les répercussions ont contribué à l'adoption en 1975 de la loi Veil. Hors la loi en création mondiale du 24/05 au 07/07. Eric Ruf ne saurait être qu'administrateur. Création pour clore la saison par la mise en scène de La vie de Galilée, ou la nécessité fondamentale du doute. (01/06 - 25/07)


ODÉON THÉÂTRE DE L'EUROPE


Une saison qui démarre fort avec Le procès d'après Franz Kafka, mis ne scène par Krystian Lupa. une vingtaine de comédiens pour un projet qui s'est construit dans l'adversité. "Face à la menace qui pèse sur la liberté individuelle, nous voulons que cette performance soit une voix commune sur l'avenir" dit le metteur en scène polonais. (20-30/09) Sylvain Creuzevault continue son travail sur l'invention moderne de la politique avec Les démons de Dostoïevski (21/09-20/10). Le phénomène Gosselin revient aux Ateliers Berthier avec une nouvelle adaptation fleuve de 9h. Avec Joueurs, Mao II, Le Noms c'est au tour de Don DeLillo. Trois époques, trois extraits pour aborder les questions de l'individualisme, du radicalisme, du capitalisme et du terrorisme. (17/11 - 22/12 - Intégrale le week-end).  Autre spectacle qui a marqué le festival d'Avignon : Arctique de Anne-Cécile Vandalem. polar nordique et thriller politique (18/01 - 10/02). 

Simon Stone s'empare de John Ford, Shakespeare et de Thomas Middleton pour une Trilogie de la vengeance. Une troupe exclusivement féminine pour nous guider dans une descente aux enfers de la violence misogyne. (08/03- 21/04). Ce sera ensuite le très attendu Pays Lointain de Jean-Luc Lagarce, mis en scène par Clément Hervieu-Léger, de la Comédie Française. Créé la saison dernière à Strasbourg il nous arrive auréolé d'éloges. L'attente est grande. (15/03 - 07/04). Une attente aussi grande vis-à-vis d'Un ennemi du peuple d'Henrik Ibsen mis en scène par Jean-François Sivadier. L’ambiguïté humaine, le besoin d'un bouc émissaire. "Poweer - whatever the consequences. Or truth - at all costs. Power or truth. Brothers at war. Where do we stand ?" (10/05-15/06).

THÉÂTRE NATIONAL DE CHAILLOT


Tous Gaga. Rien moins que 4 spectacles de M. Gaga en début de saison, entre le 10 et le 27/10: Mamootot, Venezuela, Décalé, Sadeh 21. Je me réjouis de retrouver la Batsheva Dance Cy et cette danse qui fait la part belle au corps et aux émotions. Alain Platel fera à nouveau les beaux soirs de Chaillot avec un très attendu Requiem pour L. Avec une troupe venue du monde entier il réinvente une messe pour le monde entier. Impatiente suite aux échos venus de Londres. (21-24/11).

Avec Gravité Angelin Preljocaj joue avec l'invisible, l'impalpable, l'immanente. Une nouvelle création qui puisse aux fondamentaux de sa danse. (7-22/02). Subjuguée par son Lac des Cygnes vu au TCE j'ai hâte de retrouver Ekman et le Nederland Dans Theater avec un programme réunissant Sol Leon et Paul Lightfoot.(15-19/05)



LA COLLINE


Il faudra attendre le 17/09 pour connaître la programmation de la saison 2019 puisque l'agenda est fixé sur l'année calendaire. En attendant cet automne nous offre de belles choses avec notamment la reprise de Tous des oiseaux de Wajdi Mouawad. Un spectacle qui a fait l'unanimité au printemps. "Dans ce labyrinthe où va, effroyable, le monstre aveugle des héritage oubliés, Wajdi Mouawad écrit les douleurs de l'ennemi pour aller à la rencontre de l'Autre". (5-30/12).  

Autre reprise de maître des lieux Inflammation du verbe vivre. Le deuil comme matière à création. Plongée dans Sophocle pour une spectacle troublant, émouvant, pour retrouver le goût de vivre. Pauline Bureau va encore nous secouer d'émotions avec Dormir 100 ans. Où le passage difficile de l'adolescence, son impact sur parents et enfants. (11-23/11)


QUELQUES CDN DE RÉGION PARISIENNE


THÉÂTRE GERARD PHILIPPE - SAINT DENIS


Cela fait deux ans que je guette leur agenda pour savoir quand je pourrai enfin voir leur feuilleton. Après Le printemps des comédiens et le festival Paris L'été c'est notamment à Saint Denis que Les trois mousquetaires du collectif 49 701 déambuleront pour revisiter l'oeuvre d'Alexandre Dumas avec les codes des séries TV. L'intégrale des saisons 1 - 2 et 3 les 28 et 29/09. (et dire qu'il y a déjà des saison 4 et 5 !). Avec Un instant Jean Bellorini se lance dans l'adaptation de A la recherche du temps perdu. A découvrir du 14/11 au 9/12. 


THÉÂTRE DES AMANDIERS - NANTERRE


Le théâtre engagé de Milo Rau a rencontré un succès quasi unanime dans le festival d'Avignon 2018. On pourra découvrir La reprise, histoire(s) du théâtre du 22/09 au 05/10. Prenant appui sur un fait divers il reconstitue une enquête et inscrit le théâtre dans la possibilité de changer le monde. Du 1er au 16/12 reprise de Rêve et folie de Claude Régy. 


Les 26 et 27/01 Boris Charmatz et ses 10.000 gestes, utopie d'une chorégraphie ou jamais le même geste n'est répété. Session de rattrapage. Autre reprise le magnifique Réunification des deux Corée de Joël Pommerat, un spectacle que j'ai beaucoup, beaucoup aimé. Ma chronique à lire ICI. (7-17/02)


THÉÂTRE DES QUARTIERS D'IVRY


La saison s'ouvre sur F(l)ammes d'Ahmed Madani. Le deuxième volet de la trilogie continue sa tournée et on ne peut que s'en réjouir (à voir aussi à St Quentin en Yvelines). Pour lire tout le bien que j'en pense, c'est en cliquant ICI. (5-15/10). Julie Otsuka est née aux Etats-Unis. Dans son deuxième roman Certaines n'avaient jamais vue la mer, prix Fémina étranger, elle parle de ces japonaises qui au XXe siècle ont quitté leur pays pour épouser un américain sur la base d'une photo. Une adaptation à découvrir du 14 au 25/01. 

L’événement de la saison sera un Bérénice mis en scène par Gaëtan Vassart avec l'extraordinaire Golshifteh Farahani. A ne pas manquer du 14 au 24/03. Autre temps fort John de Wajdi Mouawad mis en scène par Stanislas Nordey (8-19/04). Un des premiers texte de l'auteur. Une commande sur le thème de l'intolérance. Pour clore la saison un autre voyage dans l'esprit avec Ce qui demeure d'Elise Chatauret, ou ce que notre mémoire veut bien garder. Emouvant. Ma chronique en cliquant ICI. (18-28/05)


THÉÂTRE DE GENNEVILLIERS 


C'est dans le cadre du Festival Impatience (4-12/12) que je vais pouvoir rattraper l'un sinon le spectacle raté dans le Off à Avignon en cet été 2018. Il s'agit de J'abandonne une partie de moi que j'adapte. Il a séduit tant de mes amis théâtreux que je ne passerai pas à côté de ce spectacle qui nous vient de Belgique. 


On retrouvera aussi Tristesse et joie dans la vie des girafes, de Tiago Rodrigues, qui avait enchanté le public du Festival d'Avignon 2017. Quand une petite fille doit trouver l'argent pour réaliser son rêve dans un Portugal fragilisé par la crise.  (14-18/12)



THÉÂTRES DE LA VILLE DE PARIS


THÉÂTRE 13

 Avec Les yeux d'Anna Luc Tatar aborde, au travers l'histoire d'une adolescente rejetée par ses camarades à cause de ses yeux vairons, la question de la violence scolaire mais aussi celle de la société d'une manière générale.(8-20/01). Le duo Léonore Confino / Catherine Schaub reprend du service avec 1300 grammes, épopée haletante dans le cerveau des émotions. (07/02-03/03)



THÉÂTRE DE LA VILLE /  THÉÂTRE DES ABBESSES


Encore une année de travaux pour le théâtre de la ville, mais toujours une présence en différents lieux partenaires en complément des spectacles programmés au Théâtre des Abbesses.  En novembre c'est un mini festival Ivo van Hove. du 5 au 9 nov l'espace Cardin accueille La voix humaine, monologue de Cocteau pour une femme et un téléphone. Histoire d'une rupture, avec Halina Reijn. Du 13 au 16 ce sera The other voice, ou ce qu'aurait pu être l'autre versant de cette histoire d'amour qui se termine. Texte de Ramsey Nasr. 

Et comme il n'y a jamais 2 sans 3 c'est du 4 au 11/04 que nous retrouvons le metteur en scène hollandais avec The hidden force, adapté de l'oeuvre de l'écrivain naturaliste néerlandais Louis Couperus (le même que le sombre Les choses qui passent programmé au Festival d'Avignon 2018). Du 9 au 27/01 David Lescot met en scène Ludmilla Dabo dans Portrait de Ludmilla en Nina Simone. Hommage vibrant à une femme de combat.


MAISON DES MÉTALLOS

Un petit bijou à découvrir du 17 au 28/10 : La guerre des salamandres. Robin Renucci et les tréteaux de France adaptent un roman fantastique de Karel Capek. Un récit visionnaire, une mise en scène ingénieuse, une scénographie magnifique et des comédiens justes et généreux. A ne manquer sous aucun prétexte. Ma chronique à lire ICI. Et toujours une programmation engagée qui nous pousse à nous interroger sur l'état du monde


MONTFORT


Aurélie Van Den Daele en tout début de saison avec Angels in America. Saga des années 1980. Les années SIDA, les années Reagan. Destins croisés dans l'antre du libéralisme et du puritanisme. Une fresque humaine vibrante, émouvante, tragique. (12-14/10). 

La Compagnie Difracto revient du 5 au 22/12 avec un nouveau spectacle Dystonie : trouble moteur entraînant des gestes incontrôlés. Tout un programme. A découvrir du 8 au 19/01 un spectacle étrange mais prenant : Le chien, la nuit et le couteau. Une métaphore de la marche de l'individu vers l'émancipation et la liberté. Pour tout savoir lisez ma chronique du Off 2018 en cliquant ICI. Et toujours une programmation pour découvrir les arts du cirque.

LA VILLETTE


Chaque année la programmation de La Villette est de plus en plus réjouissante. Celle qui s'annonce est si riche que c'est certainement le lieu où l'on me verra le plus (avec la Comédie Française). Impossible de tout détailler alors pèle-mêle les 10 spectacles qui sont dans mon abonnement : Les adieux du Cirque Plume avec La dernière saison (26/09-30/12), la pièce phare du Festival d'Avignon 2018 : Thyeste, très noire tragédie de Sénèque mise en scène par Thomas Jolly. Sublime ! 

La danse sera au rendez-vous de cette saison avec Mourad Merzouki avec la Cie Käfig pour Vertikal (12-15/12) puis dans un duo avec Kader Attou pour Danser Casa. (19-22/006) Autre grande figure de la danse contemporaine en France Sidi Larbi Cherkaoui s'unit au ballet de Flandres pour Faun et Memento Mori (26-29/06). Deux grands noms de la danse internationale. Tout d'abord la sud-africaine Dada Masilo dont j'avais adoré le Carmen et qui revient sur les scènes françaises avec son Giselle (18-21/12). Puis Dimiri Papaioannou et le Tanztheater Wuppertal pour illustre l'oeuvre de Pina Bausch (8-11/07).  

Enfin deux grands moments de théâtre avec Dans la solitude des champs de coton avec Charles Berling et Mata Gabin (15-17/05) et The Hidden Force mis en scène par Ivo van Hove, adaptation d'un classique récit fantastique hollandais (4-11/04). Ce qui me mène au dernier spectacle de mon abonnement puisqu'il s'agit de JR par le FC Bergman qui nous avait enchanté avec Le pays de Nod (12-16/04). Retrouvez la saison complète en cliquant ICI

THÉÂTRE DE PARIS VILLETTE


La saison commence avec la 5e édition du festival Spot, du 18/09 au 06/10. Temps fort dédié à la création, aux formes nouvelles il se déroule sur deux lieux : le théâtre Paris Villette et le Grand Parquet. 12 équipes d'artistes pour bousculer les frontières, "de l'origine de l'univers aux confins des rapports humains".

Les fans de Sarah Kane et les amoureux de la scène québécoise ont rendez-vous à la fin de l'automne pour 4.48 Psychose interprété par Sophie Cadieux dans une nouvelle traduction de Guillaume Corbeil et mis en scène par Florent Siaud (16/11 - 02/12)

DU COTE DU THÉÂTRE PUBLIC A PARIS

ATHÉNÉE LOUIS JOUVET

Parmi une programmation foisonnante en projets lyrique que je suis bien incapable de commenter je repère un Ivanov mis en scène par Christian Benedetti qui se jouera du 7 novembre au 1er décembre. Avant-dernière étape dans ce projet fou de monter l'intégrale de Tchekhov.


THÉÂTRE DE LA BASTILLE


Les inconditionnels retrouveront le Tg Stan pour trois spectacles en cette 17e année de fidélité : Infidèles, Atelier et Après la répétition. La saison se clôturera sur l'opus 3 de "Occupation Bastille" avec Nathalie Béasse et son équipe qui revisiteront leur répertoire. 

Entre les deux nous aurons eu la chance de voir (enfin) Sopro de Tiago Rodrigues, qui a tant enchanté le public du Festival d'Avignon 2017. (18/11 - 8/12). Céline Champinot et son équipe féminine entreprendra de nous raconter La bible, vaste entreprise de colonisation d'une planète habitable. Suite attendue de son spectacle de 2016 qui était une brève histoire de l'humanité (20/11 -08/12). 

C'est avec curiosité que j'irai à la rencontre de Florence Minder, vivement recommandée par un ami, pour son Saison 1. Une aventure en forêt amazonienne pour explorer notre rapport intime et collectif à la fiction. (12-20/12) Une programmation qui fait la part belle aux femmes : 10 des 22 spectacles de la saison sont mis en scène par des théâtrices, dont de la danse avec Shira Eviatar pour Body Roots / Rising (8-12/04) et Oona Doherty avec Hard to be soft / a Belfast prayer (8-12/04).

LA TEMPÊTE


Nelson-Rafaell Madel met en scène Au plus noir de la nuit. Un texte d'André Brink lu dans mon adolescence, qui m'a ouvert les yeux sur l'apartheid. Alors la curiosité me pousserait bien jusqu'à Vincennes pour y découvrir cette adaptation pour le théâtre. (21/09 - 21/10). 

A ne pas manquer J'ai bien fait ? mis en scène par Pauline Salles. Un de mes coups de coeur du Off 2017. (ma chronique à lire ICI) Quatre exercices de chamboule tout pour quatre prises de conscience individuelles et au bout un message d'espoir. La fin de saison posera la question universelle de l'identité avec Les évaporés, de Delphine Hecquet. Un spectacle qui fera le lien entre Asie et Europe en nous parlant de des 180.000 japonais qui disparaissent chaque année, un phénomène de société. (05-23/06)


THÉÂTRE DU ROND POINT


C'est reparti pour une nouvelle saison de rire de résistance. Une programmation très riche dans laquelle on a envie de presque tout voir. Le mieux sera de la consulter en cliquant ICI, mais voici les six spectacles qui me marquent le plus. Tout d'abord Laïka écrit et mis en scène par Asciano Celestini. Une performance extraordinaire et hallucinante de David Murcia sur un texte intense, portrait caustique et tendre du prolétariat d'aujourd'hui. Vu dans le Off 2017, j'en garde un souvenir intense. Ma chronique à lire ICI

Laurent Frécuret met en scène Vincent Dedienne dans Evrart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche, un texte de Hervé Blutsch où un paranoïaque qui se croit cocu explose dans une société d'aristocrate. (09/01 - 10/02). Marine Bachelot Nguyen nous entraînera sur le chemin de la radicalisation et nous démontrera que l'intégrisme religieux n'est pas l’apanage d'une seule religion. Le fils, ou les mécanismes de la radicalisation et des ses dégâts. (19/03-14/04).

Succès créé à Strasbourg il y a deux ans Je suis Fassbinder de Falk Richter, mis en  scène par Stanislas Nordey revient dresser une chronique du monde, spectaculaire et manifeste (5-28/04).  Autre reprise à ne pas manquer : Bigre, de Pierre Guillois. Un spectacle muet mais pas sans son.Trois solitudes se côtoient sous les toits de Paris. Un spectacle iconoclaste et poétique. Et drôle, mais drôle.

Enfin la saison se terminera sur un hommage à Claudette Colvin qui, avant Rosa Park, refusa de laisser sa place dans un bus à un blanc. Tania de Montaigne s'est emparé de ce texte, Noire, pour faire entrer l'auditoire dans la peau de cette héroïne (12-30/06)

Et en bonus un spectacles et deux soirées : François Morel s'empare des mots et du phrasé de Raymond Devos pour J'ai des doutes un spectacle hommage au poète de l'absurde (04/12 - 06/01). Le 21/11 : Lenny, soirée exceptionnelle our un hommage à Léonard Bernstein. Sans oublier le 15/04 la seconde soirée de Topors, les récompenses décalées des spectacles oubliés des autres. Tout l'esprit du Rond-Point.

THÉÂTRE DES CHAMPS ELYSÉES

Je ne connais pas grand chose en musique  mais dans cette foisonnante programmation je relève deux spectacles : le 7/10 un concert du dimanche avec Didier Sandre, Denis Podalydes et Michel Vuillermoz, de la Comédie Française, pour jouer et dire L'histoire du soldat de Igor Stravinsky. Le 03/02 les enfants pourront découvrir un Pierre et le loup ...d'après Tim Burton. Comme un envie d'y aller avec mon neveu pour lui faire découvrir ce conte musical que, comme beaucoup, j'ai souvent écouté dans mon enfance.

ET DU CÔTE DU PRIVE


DEUX SALLES INCONTOURNABLES


Au Lucernaire comme au Poche Montparnasse on aura toujours l'embarras du choix tout au long de l'année, avec des programmations renouvelées variées qui misent sur les créations et les écritures contemporaines. On aurait envie de tout voir mais il faut choisir. 

Alors si j'en retenais deux par salle ce serait pour le Lucernaire Mademoiselle Molière, avec Anne Bouvier qui raconte la passion qui lia Jena-Baptise Poquelin et Madeleine Béjart (à partir du 22/08) et Tu seras un homme papa, le récit plein d'humanité et d'amour d'un père sur les 13 jours d'un combat puis du chemin vers la résilience. (à partir du 24/10)

Au Poche Montparnasse la saison commence avec le rappel que nous avons tous en nous quelque chose de Tenessee. C'est Charlotte Rondelez qui met en scène La ménagerie de verre avec Cristiana Reali et Charles Templon. (à partir du 06/09). Je retiens également en ouverture de saison Ich bin Charlotte. Succès du Off 2018 la performance de Thierry Lopez a enthousiasmé le public et la critique dans cette enquête sur le mystère de Charlotte von Mahlsdorf, icône de la pop culture berlinoise. (à partir du 08/09)


DEUX RENAISSANCES


Il y a très longtemps que nous l'attendions : le Théâtre Marigny fête enfin sa ré-ouverture en novembre 2018. Une première saison qui change de ton par rapport à mes souvenirs. Au programme comédies musicales ou spectacle musicale avec dès le 14/11 Peau d'Âne pour 100 représentation de l'adaptation du film de Jacques Demy. Puis Guys and Dolls, une fable musicale sur Broadway, du 13/03 au 28/07/2019

L'autre événement sera la ré-ouverture de La Scala. Café concert, cinéma, music-hall, cinéma porno, elle redevient théâtre grâce à Mélanie et Frédéric Biessy. Le 11/09 les portes s'ouvriront sur cette les 550 fauteuils bleus avec la création de Scala par Yoann Bourgeois. Une programmation qui sonne comme un feu d'artifice d'émotions, de couleurs, de musique, de spectacle vivant, avec, entre autres, Thomas Jolly, Olivier Dubois, Michelle Anne De Mey et Jaco van Dormael, Yasmina Reza. Retrouvez toute la programmation en cliquant ICI.


EN FAMILLE


Dans la famille Bohringer je demande la fille. Au théâtre de l'Oeuvre, du 4/10 au 2/12 elle sera une femme de quarante ans qui traverse un moment essentiel de sa vie amoureuse. L'occupation, adaptation du texte d'Annie Ernaux.

Les liens familiaux sont au coeur de La légende d'une vie de Stefan Zweig, à l'affiche du Théâtre Montparnasse à partir du 12/09. Avec Nathalie Dessay, Macha Meril et Gaël Giraudot


SOUVENIRS SOUVENIRS


Que se passe-t-il lorsque la mémoire nous joue des tours ? Au Théâtre de Paris Patrick Chesnais sera celui qui oublie qui il est mais pas ce qu'il est. Les souvenirs fuient mais les chiffres restent. Tu te souviendras de moi à partir du 5/09




RE-CRÉATION



A partir du 07/09 sera très attendu au Théâtre Edouard VII Le prénom mis en scène par Bernard Murat, avec Florent Peyre, R. Jonathan Lambert, Sébastien Castro, Marie-Julie Baup et Lilou Fogli. Nouveau rendez-vous avec le succès ? Ma chronique en cliquant ICI

On n'a pas oublié ces trois hommes célibataires qui trouvent un bébé sur le pas de leur porte. Coline Serreau adapte elle-même pour le théâtre son film phare Trois hommes et un couffin, avec un trio d'humoristes : Ben, Brunon Sanches et Alex Vizorek. Une création qui saura séduire un nouveau public ? Théâtre du Gymnase du 11 au 18 septembre seulement (pour captation) 

RENCONTRE AU SOMMET




A la Pépinière Théâtre on va éplucher le CV de Dieu avec Jean-François Balmer et Didier Bénureau. "La situation est folle, le dialogue l'est aussi" nous dit Théâtral Magazine. Voilà une rencontre qui nous promet un beau moment. A partir du 13/09

Au Théâtre Michel nous avons rendez-vous avec un génie des mathématiques au destin tragique. Après son succès dans le off 2018 La machine de Turing arrive à Paris pour nous compter à partir du 4/10 l'histoire d'Alan Turing, celui qui brisa le code Enigma et changea le cour de la seconde guerre mondiale.

Au Théâtre de la Porte Saint Martin Jean-Robert Charrier continue sur la lancée de la saison dernière. Pour débuter la saison c'est Peter Stein qui est invité avec un Tartuffe qui verra s'affronter Jacques Weber et Pierre Arditi. A partir du 14/09

THIS IS THRILLER !


Au théâtre de Belleville, du 3 au 30/11 Paradoxal nous invite à déterminer s'il est vraiment possible de différencier le rêve de la réalité au travers l'histoire d'un journaliste souffrant d'insomnie qui intègre in programme de recherche médical qui va déraper. Intriguant.

Au Théâtre Hébertot planera l'ombre de Stephen King. Daniel Benoin met en scène Myiam Boyer et Francis Lombrail dans Misery. Un auteur sous l'emprise d'une fan psychopathe. Un huis-clos intense. A partir du 19/09

Après nous avoir fait peur avec La dame blanche le duo Azzopardi / Danino veut nous faire trembler de peur au Tristan Bernard à partir du 21/09 avec Chapitre XIII. Que se passe-t-il dans ce monastère ? Comment Franz a-t-il pu écrire un crime exactement au moment où celui-ci était commis dans la forêt ? Tremblez !

ALL YOU NEED IS LOVE


De 1967 à 2011 un huis clos d'une cellule familiale qui donne à voir des individus en proie à leurs problématiques existentielles. Par de jeunes comédiens et sur un air des Beatles : Love, love, love du 5 au 29/12 au Théâtre de Belleville.

Sur le paquebot d'Onasis l'amour, l'argent et la gloire faisaient-ils le bonheur ? Aux Bouffes Parisiens, du 18/09 Skorpios au loin nous propose d'assister à la rencontre de deux légendes : Aux côtés de l'armateur la grande Greta Garbo et l'inégalée Maria Callas. Avec Niels Arestrup et Ludmilla Mikaël.

Au Théâtre de la Renaissance l'amour devient bien moins romantique. Brunon Gaccio s'associe à Nicolas Briançon pour adapter au théâtre la série Hard de Canal+, qui va nous plonger dans les coulisse d'une société de production de film porno. Ca commence le 02/10.


AND ALL...THAT...JAZZ !



Ce fut d'abord une pièce de théâtre. En 1975 John Kander, Fred Ebb et Bob Fosse en font une comédie musicale. En 2002 Rob Marshall en fait un film. Reprise depuis 1996 à Broadway Chicago arrive sur la scène de Mogador. Dire que j'en attends beaucoup est en-dessous de la réalité. 100 représentations à partir du 26/09.


C'est une reprise mais tellement jazzy que c'est dans cette rubrique que je vous conseille à nouveau le formidable Novecento dit pas André Dussolier. Cette saison il fera vibrer la scène du Théâtre de la Porte Saint Martin à du 10/01 au 31/03/19. Ma chronique en cliquant ICI.



SÉANCES DE RATTRAPAGE



Comment ? Vous n'avez pas encore vu Ca ira (1) Fin de Louis de Joël Pommerat. Après quelques représentation dans le cadre du Festival Paris l'Eté la pièce phare sur la naissance de la démocratie en France reviendra à partir du 14 avril 2019 au Théâtre de la Porte Saint Martin. Un grand moment de théâtre et d'histoire à ne manquer sous aucun prétexte. Je dirai même LA reprise immanquable de cette saison. Et s'il vous plait ne me dites pas que c'est trop long parce que vous ne verrez pas le temps passer.


6 mois quasiment à guichet fermé la saison dernière : reprise dès le 11/09 au Théâtre Antoine de ART de Yasmina Reza avec Charles Berling, Alain Fromager et un Jean-Pierre Daroussin irrésistible. Une chance de plus de voir ou revoir ce spectacle ou une oeuvre d'art sème la zizanie au sein d'un trio d'amis.

Le retour à la Comédie des Champs Elysées du succès de Florent Zeller la saison dernière, Le fils, avec Rod Parado révélation théâtrale. Le rôle du père est repris par Stéphane Freiss. A partir du 13/09

Parmi la foisonnante programmation de l'Essaïon la reprise d'un spectacle choc De Pékin à Lampedusa, ou le parcours dramatique d'une athlète de haut niveau sur le chemin de l'exil. A partir du 27/08
Succès de la saison dernière, retour au Théâtre Hébertot de l'adaptation théâtrale de 12 hommes en colère. Une très belle distribution. A voir même si le texte un peu daté. La chronique en cliquant ICI



A La Pépinière Théâtre on ne change pas une équipe qui gagne. Après une pause estivale Intra Muros revient à partir du 28/08. La redoutable efficacité du conteur qu'est Alexis Michalik 

Reprise au Lucernaire du spectacle qui a fait l’unanimité en fin de saison : le cercle de Whitechapel. Allons-nous enfin tout savoir sur la plus grande énigme criminelle de tous les temps ? A partir du 04/12

Au Poche Montparnasse on retrouvera un autre succès surprise de la fin de saison 2017/2018 : Le Berlin Kabarett avec Marisa Berenson. Une traversée satirique et tragique de l'époque la plus sombre de l'Allemagne. 30 représentations seulement à partir du 15/11.

Au Théâtre de l'Oeuvre ce sera un plaisir de retrouver Richard Borhinger avec son très poétique spectacle "Traîne pas trop sous la pluie". Touchant, drôle, émouvant, une promenade dans ses souvenirs. C'est tout simplement beau. Ma chronique en cliquant ICI.
Du 14 au 29/09. 

En juin dernier le spectacle vient de fêter sa 500e. Avec 5 Molières en 2017 Edmond continue à réjouir le public du Théâtre du Palais Royal. Si ce n'est déjà fait allez vite revivre la création de Cyrano de Bergerac vu par la plume de conteur d'Alexis Michalik. Ma chronique en cliquant ICI.


ET LE CIRQUE DANS TOUT CA ?

Ce pourrait être un année triste puisque nous allons dire adieu au Cirque Plume qui présentera La dernière saison du 26/09 au 30/12 à la Grande Halle de La Villette (ok ce n'est pas un théâtre privé) Mais ce sera la fête des arts du cirque. Une fête qui se renouvellera avec deux cirques québécois qui reviennent avec des reprises ou de nouveaux spectacles. Le Cirque Eloize est de retour au 13ème Art du 28/11 au 21/12 avec Saloon. Quand aux 7 doigts de la main c'est à Bobino que nous pourrons revoir Cuisine et confessions du 19/09 au 12/01/19. Excellent souvenir de ce spectacle où les circassiens talentueux du collectif nous invitent à une fête des sens et où l'on se sent en famille. Ma chronique en cliquant ICI.


POUR QUE VIVE LE SPECTACLE VIVANT
ALLEZ AU THÉÂTRE
(et au cirque)

Belle saison à tous