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mercredi 9 octobre 2019

LES JUSTES - Théâtre du Chatelet

JUSTE UN INJUSTE RATAGE
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Pour cette saison de réouverture le théâtre du Châtelet, sous la direction de Ruth Mackenzie et Thomas Lauriot dit Prévost, s'est donné pour objectif de faire venir au théâtre des publics nouveaux. C'est dans cette logique que s'inscrit la création de "Les Justes" d'après Albert Camus par Abd Al Malik. Une affiche jeune qui promet beaucoup. Hélas, malgré une troupe investie on reste sur sa faim, avec un sentiment de frustration et d'une sorte d'injustice envers ce travail qui ne manque pourtant pas de certaines qualités.

LA FIN JUSTIFIE-T-ELLE LES MOYENS ?

Albert Camus écrit "Les Justes", pièce en 5 actes, en 1949. Le spectacle est présenté pour la première fois au Théâtre Hébertot en 1949 puis rarement repris sur des grandes scènes suite à un accueil mitigé. Nous sommes en 1905. Un groupe de jeunes socialistes révolutionnaires se fixe pour objectif l'assassinat du Grand-Duc Serge. Après une première tentative manquée ils atteignent leur objectif. L'auteur de l'attentat, Ivan Kaliayev est arrêté, condamné à mort. Sa fiancée Dora se jettera dans la lutte extrémiste pour retrouver dans la mort l'homme qu'elle aime.

Écrit après la deuxième guerre mondiale en réponse à l'oeuvre de Jean-Paul Sartre "Les mains sales", le texte de Camus pose la question de la légitimité de l'action politique extrémiste : la fin justifie-t-elle les moyens ? Ainsi lors de la première tentative Kaliayev refuse de jeter la bombe car dans la calèche se trouvent des enfants. Camus met également en scène une histoire d'amour au sein de ce groupe d'activistes, ce qui lui fut reproché. La mise en scène d'Abd Al Malik met l'accent sur l'amour de la vie que prônent les protagonistes de ce drame.

Le texte n'est pas simple. C'est là l'un des défis du théâtre : faire entendre un texte. Et c'est peut-être là que le bât blesse dans cette production. Non pas qu'on ne l'entende pas du tout ou pas clairement, mais plutôt parce que les comédiens, équipés de micros, doivent le dire très très fort pour dépasser le son de la musique omniprésente, jouée en live par 6 musiciens dans la fosse d'orchestre.

UNE MUSIQUE OMNIPRÉSENTE

Compte tenu du parcours d'Abd Al Malik on s'attendait bien évidemment à une incursion du rap ou du slam, à une mise en scène moderne, qui ancre le texte dans le monde de 2019. L'attente est satisfaite avec la scène d'introduction, magnifique texte rappé par Frédéric Chau, sous la neige qui tombe sur la Russie de 1905. "Il faut de l'ordre, comme le demande le dogme, respecter l'ordre". Mais rapidement la déception cède la place à l'excitation. Le sublime décor se dévoile progressivement au fil de la progression de l'action et de la pièce. 

Hélas, là où on attendait de la modernité on se trouve face à une mise en scène ultra-classique : décor représentant en coupe un immeuble de plusieurs étages, costumes d'époque, jeu très théâtral et très statique de comédiens qui disent leur texte, plutôt très bien, avec parfois une gestuelle d'aujourd'hui qui amène une pointe de sourire. Mais la musique qui sort de la fosse d'orchestre est beaucoup trop envahissante. Imaginez une ou deux phrases musicales répétées en boucle pendant 15 ou 20 minutes, soit pendant toute une scène. Cela finit par devenir pesant, par détourner l'attention du texte. Parfois on se surprend à espérer qu'à la faveur d'une nouvelle séquence musicale le texte parte en rap ou en slam, mais rien hormis une interprétation classique.

Et c'est là qu'il y a juste un injuste ratage. L'idée est belle. Même les intermèdes dits (parfois hurlés) par le chœur de comédiens amateurs de Seine-Saint-Denis s'inscrivent avec sens dans un projet moderne qui met les batailles de 2019 dans la continuité des luttes du début du 20e siècle. Ces jeunes comédiens, professionnels et amateurs, font un beau et bon travail. On entend, comprend le texte et le message. Même la musique dans son ensemble est plutôt agréable. Malheureusement texte et musique sont juxtaposés et ne se répondent pas, la musique polluant l'action que se déroule sur la scène. Les beaux chants en yiddish en semblent même parfois incongrus alors qu'ils veulent rappeler la répression exercée à l'encontre de la population juive en Russie au début du vingtième siècle.

De ce collectif de comédiens au jeu juste on retient la très belle interprétation de Marc Zinga dans le rôle d'Ivan Kaliayev. Il rythme son jeu, donne de la dynamique à un ensemble plutôt statique, sait se montrer tantôt drôle, tantôt poète, donnant l'image d'un révolutionnaire motivé mais aussi amoureux de la vie, tellement amoureux qu'il est prêt à la sacrifier pour le bonheur de ses congénères


En bref : Une belle idée à laquelle le traitement ne donne pas justice. Une déception globale qui se double d'une frustration face à l'engagement de ces jeunes comédiens dont le travail est en partie gâché par une musique trop envahissante. Dommage


Les Justes, d'après Albert Camus, mise en scène Abd Al Malik, avec Sabrina Ouazani, Clotilde Courau, Marc Zinga, Lyes Salem, Youssef Hajdi, KaridjaTouré, Montassar Alaya, Matteo Falkone, Frédéric Chau, Camille Jouannest, Luiza de Figueiredo, Amira Bouter, Sarah Diop, Celia Meguerba, Horya Benabet, Moriba Bathily, Zineddine Noujoua, Nassim Qaïni, Maxime Renaudeau, Régis Nkissi, et les musiciens Bilal, Mike Karagozian, Didier Davidas, Christophe Pinheiron Izo Diop et Franck Mantegari.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Théâtre du Châtelet
Place du Châtelet 75001 Paris
Du 5 au 19 octobre 2019


Crédit photo @Thomas Amouroux
Vu le 4 octobre 2019 au Théâtre du Châtelet

mardi 8 septembre 2015

RENTRÉE THÉÂTRES PARISIENS SEPTEMBRE 2015 - THÉÂTRE PUBLIC

SÉLECTION SAISON 2015-2016
THÉÂTRE PUBLIC


Au fond je ne suis pas favorable à cette distinction Théâtre Privé / Théâtre Public. Mais pour que ma sélection de rentrée théâtrale ne soit pas trop longue je l'ai scindée en deux, comme l'année dernière, et retenir ce critère me semblait sinon le plus logique tout du moins le plus facile.

COMÉDIE FRANÇAISE

Pour sa première saison en tant qu'administrateur de la maison de Molière Eric RUF présente un mélange d'audace (pas assez pour certains) et de traditions, de continuité et d'innovations. Ainsi nous retrouverons les "Ecole d'Acteur" et les Cabarets, avec un hommage à Léo FERRE. Parmi les nouveautés "Le grenier des acteurs" où dans un espace intimiste des membres de la troupe confieront au public leurs livres de chevet,  et les "Journée particulières" pour remonter le temps dans le répertoire du Français.

Parmi les reprises je note 
- LE MISANTHROPE et sa mise en scène mélancolique de Clément Hervieu-Léger, 
- LA MAISON DE BERNARDA ALBA, grande réussite de la saison dernière pour la mes de Lilo BAUR, 
- le CYRANO DE BERGERAC de Denis Podalydes, 
- LE CHAPEAU DE PAILLE D'ITALIE qui n'en finit pas de réjouir les spectateurs de la Salle Richelieu

Les créations les plus attendues : 
- LE PÈRE d'Auguste Strindberg mis en scène par Arnaud DESPLECHIN, 
- 20.000 LIEUES SOUS LE MERS vu par Christian HECQ et Valérie LESORT, 
- LES RUSTRES de Goldoni par Jean-Louis BENOIT, 
- BRITANNICUS sous la coupe de Stéphane BRAUSCHWEIG et 
- ROMEO & JULIETTE mis en scène par Eric RUF. 

Une Comédie Française au site internet relooké mais qui reste fidèle à sa tradition.


THÉÂTRE NATIONAL DE CHAILLOT


 Au Théâtre National de Chaillot la saison 2015-2016 est très orientée "danse", peut-être encore plus que les saisons précédentes. On pourra notamment y retrouver RETOUR A BERRATHAM, création du Festival d'Avignon 2015 par Angelin PREJLOCAJ sur un texte de Laurent MAUVIGNIER. Le théâtre rendra hommage au chorégraphe le 10 octobre au cours d'une soirée spéciale pour les 30 ans de sa compagnie. Autre spectacle marquant du Festival d'Avignon, mais en 2014, KVS et les ballets C de la B présentent COUP FATAL, spectacle coup de poing et hymne à la vie mais aussi EN AVANT MARCHE, une fanfare qui pourrait réserver des surprises. Anne NGUYEN et la Compagnie par Terre m'a séduite avec AUTARCIE qui prend le hip-hip pour une formidable terrain de création. Introduction idéale à l'OPUS 14 de Kader ATTOU, créé pour la dernière biennale de Lyon. Les démonstrations de la soirée de présentation de saison m'ont fait très envie. 

Coté théâtre on retrouvera REPETITION de Pascal RAMBERT, une réflexion sur la création portée par Emmanuelle BEART, Audrey BONNET et Denis PODALYDES. Un duo étonnant formé par Brigitte SETH et Roser MONTLLO GUBERNA, plein d'un humour lucide met à nu la dramaturgie des émotions dans COÛTE QUE COÛTE d'Elisabeth GONCALVES. Mais mes deux grands moment de théâtre en ce lieu seront certainement KINGS OF WAR, ou Shakespeare vu par Ivo van HOVE, une épopée de 4h30 d'après Henry V, Henri VI et Richard III, puis LE DERNIER JOUR DE SA VIE, trois pièce d'après SOPHOCLE revisitées par la sensibilité de Wajdi MOUAWAD (sensibilité et poésie à laquelle je me suis convertie la saison dernière).

Et si j'avais le temps je signerai pour SUNG-SOO AHN sur Pick Up Group ou l'un des spectacles présentés dans le cadre d'une collaboration avec les plus belles scènes et compagnies de Corée, ainsi que pour le ASA NISI MASA de José MONTALVO


THÉÂTRE DE LA VILLE






Avant de fermer pour 2 ans pour travaux a la fin de la saison 2016 Le Théâtre de la Ville nous promet cette année encore de grands moments parmi lesquels je retiens plus particulièrement les 6 spectacles suivants, créations ou reprises :


- 887 de Robert LEPAGE. Un solo sur la mémoire et ses mécanismes. Un travail intégrant les hautes technologies. 887 c'est le numéro du lieu de son enfance à partir duquel il "interroge le souvenir intime et commun".
- CELUI QUI TOMBE, programmé hors les murs au Montfort. La compagnie Yoann BOURGEOIS dans un spectacle où  6 acrobates intrépides sont embarqués sur une plateforme qui tangue et tournoie. Voilà qui promet du spectaculaire
- ALICE ET AUTRES MERVEILLES : un texte de Fabrice MELQUIOT mis en scène par Emmanuel DEMARCY-MOTA. De retrouvailles qui s'annoncent féériques.
- LES LIAISONS DANGEREUSES. Dans cette adaptation du texte de Choderlos de LACLOS Christine LETAILLEUR mes en scène Dominique BLANC et Vincent PEREZ. Un duo choc pour cette relation entre séduction et de rivalité.
- UND : le premier rôle au théâtre de Nathalie DESSAY a séduit de façon unanime le public et la critique. Un choc pour certains. Et déjà inmanquable
- 6 PERSONNAGES EN QUÊTE D'AUTEUR : reprise du texte de Pirandello qui fait le succès du Théâtre de la Ville depuis plusieurs saisons (et que je n'ai toujours pas vu)


THÉÂTRE DU CHÂTELET

Tout comme le Théâtre de la Ville d'importants travaux sont prévus au Théâtre du Châtelet d'ici fin 2016. Pour la saison 2015/2016, de grands moments musicaux et de l'humour s'annoncent dont le nouveau spectacle de Valérie LEMERCIER qui occupera la scène tout le mois d'octobre et qui jouera certainement à guichet fermé. La voix chaude de MAURANNE lui succédera avant les adieux à la scène de Juliette GRECO. 

Côté comédies musicales ce sera la reprise du magnifique SINGIN' IN THE RAIN que j'ai adoré la saison dernière. On attend avec impatience KISS ME KATE, la comédie musicale par excellence sur les péripéties d'un metteur en scène qui recrute son ex-femme au tempérament énergique pour jouer le rôle titre de La Mégère Apprivoisée. Et de ce côté-ci aussi de la place du Châtelet on intéressera à l'oeuvre de Lewis CARROLL avec wonder.land, un nouveau musical rock qui s'inspire des aventures d'Alice, pour un public intergénérationnel.


ODÉON - THÉÂTRE DE L'EUROPE



Odéon-Théâtre de l'EuropeLa plus belle présentation de saison (la plus festive) pour un contenu dans lequel il est cruel de devoir choisir. Et pourtant ! Côté reprises une nouvelle chance de tomber sous le charme de Micha LESCOT, romantique et ténébreux IVANOV entouré d'une troupe harmonieuse dont la lumineuse Marina HAND, et une autre de (re)découvrir la capacité de Joël POMMERAT à ré-écrire les contes de notre enfance avec PINOCCHIO. Côté créations, on ne sait où donner de la tête. Je retiens plus particulièrement

- VU DU PONT d'Arthur Miller mis en scène par Ivo Van Hove avec Charles BERLING et Caroline PROUST, ou le mythe du paradis perdu transposé dans le New York prolétaire des années 50
- RICHARD III : après la (si agréable) folie "Henri VI" on ne peut que se réjouir de voir tout de suite la manière dont Thomas JOLLY va mettre en scène la suite de l'oeuvre de William SHAKESPEARE
- OTHELLO vu par Luc BONDY réunissant à nouveau Micha LESCOT (Iago) et Marina HAND (Desdémonde) ainsi que Philippe TORRETON qui sera le Maure de Venise
- PHEDRES, ou quand Krzysztof WARLIKOWSKI met en scène Isabelle HUPERT pour une Phèdre multiplie inspirée de Sarah Kane, d'Euripide, de Sénèque et de JM Coetzee
- LA MOUETTE : parce qu'après avoir été éblouie par le RICHARD III de Thomas OSTERMEIER à Avignon j'ai envie de découvrir sa vision de l'oeuvre de TCHEKHOV
- LES PALMIERS SAUVAGES, deuxième création de la saison pour l'Odéon par Séverine CHAVRIER qui adapte le texte de William FAULKNER (spectacle déconseillé aux moins de 16 ans)

Mais ne me sens pas encore prête pour le travail de Roméo CASTELLUCI pour ORESTIE ni pour celui d'Angelica LIDDELL et son PRIMERA CARTA DE SAN PABLO A LOS CORINTIOS. L'année prochaine peut-être ! 


THÉÂTRE DU ROND POINT



La saison commence très fort avec le très attendu DEMONS de Lars NOREN, mes Marcial Di Fonzo Bo, avec, entre autres, Romain DURIS et Marina FOIS, Gaspard ULLIEL, Anaïs DESMOUTIER. Un couple torturé face à un couple fragile. Un humour abrasif. Une distribution alléchante. Dans le même temps Claude Vanessa met en scène CIEL MON PLACARD de Nicole GENOVESE, un enchaînement de quiproquo, de courses poursuites, de catastrophes, sur le ton du boulevard, du cabaret, du café-théâtre etc. L'hommage au théâtre d'une autrice biberonnée à "Au théâtre ce soir". En octobre le grand et talentueux Jacques GAMBLIN reviendra nous faire rêver avec CE QUE LE DJAZZ FAIT A MA JAMBE. Après "Tout est normal mon cœur scintille" on est impatient de découvrir ce nouveau spectacle hors genre. Nicolas BOUCHARD sera également de retour, dans le cadre du Festival d'Automne, avec LE MÉRIDIEN, mise en lumière des textes de Paul CELAN considéré comme l'un des plus grands poètes européens. Le mois de Noël ramène les scintillements dans les yeux grâce à Victoria CHAPLIN et Jean-Baptiste THIERREE et leur CIRQUE INVISIBLE par lequel ils prouveront à nouveau que "les artistes peuvent peindre un monde en couleurs". Pour passer le cap du Nouvel An quoi de mieux que BIGRE, MELO BURLESQUE de et avec Pierre GUILLOIS qui permettra de retrouver le génial Olivier MARTIN-SALVAN. Et comment ne pas citer PAR-DELA LES MARRONNIERS, revu(e), mis en scène par Jean-Michel RIBES pour illustrer l'oeuvre de trois dandy poètes du début du 20ème siècle, ou SANS ELASTIQUE - Very Important Performances, festival qui pendant 2 semaines en avril réunira des auteurs, des créateurs, des conférenciers pour des formats hors tout et un maximum de prises de risques, avec, entre autres, Jos HOUBEN, Olivier MARTIN-SALVAN, Camille BOITEL, NORMAN, ou encore SUR LES CENDRES EN AVANT de Pierre NOTTE. Et pour finir la saison 3 reprises et autant de possibilités de séances de rattrapage pour CHAPITRES DE LA CHUTE ou la Saga des Lehman Brothers, fresque et feuilleton haletant pour revenir sur la crise financière ; RENDEZ-VOUS EN GARE DE L'EST avec Emilie INCERTI FORMENTINI, spectacle choc de la fin de saison dernière, théâtre documentaire, récit d'une vie de femme maniaco-dépressive ; FAIR-PLAY, où Patrice THIBAUD s’intéresse à l'acier du mental des sportifs. Mais quand c'est un clown - mime qui s'y colle on ne peut que s'attendre à faire travailler ses zygomatiques. 


ET LES AUTRES


Autre registre à la Maison des Métallos avec SOULEVEMENTS, dernière création des Comédiens Voyageurs de Marcel BOZONNET qui se demande comment et pourquoi un peuple se soulève, à Paris, Tunis, Le Caire ou Alep. 



Le Théâtre du Soleil accueille à la Cartourcherie 12 représentations exceptionnelles de l'intégrale de CHUTE D'UNE NATION. 9h15 de spectacle (y compris entractes) pour une réflexion sur la démocratie et les responsabilités qui en découlent. Remarquable en tous points

LES NOUVEAUX BARBARES

Comment choisir dans la toujours tentante programmation du THÉÂTRE DE BELLEVILLE qui promeut la création contemporaine et présentera sa saison le 7 septembre. On y remarque notamment une autre version de DÉMONS (à l'affiche du Rond Point sur la même période), LES NOUVEAUX BARBARES où Frédéric El Kaïm peint un monde où les indicateurs économique ont supplanté la dignité humaine, et une multitude de créations qui réservera son lot de surprises et de révélations


Le VINGTIEME THEATRE réjouit toujours avec sa programmation variée tournée elle aussi vers la création. J'y retiens notamment PÉDAGOGIE DE L’ÉCHEC de Pierre NOTTE que je n'ai pas pu voir à Avignon cet été, les classiques revisités par la Compagnie Chouchenko (de janvier à mars 2016), les spectacles enfant dont Kuwa Na Kichwa le 21/11. Espérons que les ombres qui planent sur l'avenir de cette structure resteront fugitives et s'éloigneront rapidement.

A Saint Quentin en Yvelines aussi la programmation donne le tournis. Celui que j'attendrai le plus sera le PEER GYNT mis en scène par Irina BROOK. Mais aussi l'occasion de séances de rattrapage pour des spectacles qui ont marqué le Festival d'Avignon 2014 : COUP FATAL d'Alain PLATEL, NOTRE PEUR DE N'ETRE de Fabrice MURGIA, ou l'opus 2015 comme RETOUR A BERRATHAM, le texte de MAUVIGNIER chorégraphié par Angelin PRELJOCAJ.

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Au Théâtre 13, côté Seine, en attendant la master-class Jean-Laurent COCHET on sera curieux de découvrir en ouverture de saison une création mes par Elsa ROYER : LE PHILOSOPHE ET LA PUTAIN de Jacques RAMPAL. Au programme également une adaptation déjantée du texte de Victor HUGO : RUY BLAS OU LA FOLIE DES MOUTONS NOIRS.





Et tant d'autres que m'ont échappés et qui font regretter que les semaines ne comportent que 7 jours.

Bonne rentrée théâtrale à tous, et n'oubliez pas


POUR QUE VIVE LE SPECTACLE VIVANT
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