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dimanche 24 novembre 2019

DANS LES FORÊTS DE SIBÉRIE - Le regard de Corinne

A l'autre bout du monde

Le regard de Corinne



Décidément Sylvain Tesson est source d'inspiration pour le monde du spectacle. "Dans les forêts de Sibérie" (prix Médicis Essai 2011) avait déjà été adapté en 2016 au cinéma, dans une version légèrement modifiée car l'auteur rencontrait effectivement l'homme  réfugié dans la forêt pour fuir le KGB. 

Ce texte revient cette fois-ci au théâtre grâce à la brillante adaptation de Charlotte Escamez, la mise en scène et l'interprétation remarquables de William Mesguich. Le comédien réussit l'exploit de nous faire oublier l'espace confiné de la salle de spectacle et nous ouvre une fenêtre sur l'étendue du lac Baïkal en Russie.

Ce récit est en fait le journal de bord de Sylvain Tesson rédigé à la suite de sa retraite de six mois dans une cabane au bord de cette étendue d'eau. Un rêve d'enfant, la cabane en bois!

Il vit seul en ermite avec ses livres et sa vodka. Il prend le temps de lire, d'écrire, d'observer, de pêcher pour se nourrir, de couper du bois pour se chauffer. Il vient chercher la solitude, le silence, un luxe pour lui. Peu à peu, il se détache de sa vie citadine et de tous ses artifices pour accéder à une certaine forme de liberté.

William Mesguich interprète ce rôle avec beaucoup de profondeur et de subtilité. En toute simplicité et sincérité, il est cet ermite qui se lance le défi, un peu fou pour la majorité d'entre nous, de se retrouver face à lui, face à ses peurs, ses angoisses et ses envies. Son jeuest intense alternant humour et gravité, pour nous embarquer dans cette expérience hors du commun : retrouver la plénitude, la sérénité, le bonheur d'une vie simple débarrassée de tout superflu polluant. ";En rétrécissant la panoplie des actions, on augmente la profondeur de chaque expérience. L'ermitage resserre les ambitions aux proportions du possible".

Le décor sert admirablement la pièce et contribue à nous projeter dans l'aventure. Nous nous imaginons aisément dans cette étroite cabane de rondins, truffée de bouquins. C'est le lieu de survie de l'auteur. Le mobilier rudimentaire (un lit pour lire et dormir, une table pour écrire, un poêle pour se chauffer) rappelle le but principal de cette aventure - expérience.

Le jeu astucieux des lumières nous offre la clarté de la banquise en toile de fond ou encore l'apparition de la lune rousse. C'est un moment très poétique, propice à la contemplation, de voir se refléter cet astre sur le mur, projeter ses éclats sur ce paysage : "Une hostie de sang sur l'autel des blessés".

En bref: L'adaptation au théâtre du livre de Sylvain Tesson est une belle surprise. Le pari n'était pourtant pas gagné d'avance. L'interprétation de William Mesguich est pour beaucoup dans cette réussite.


Dans les forêts de Sibérie, d'après le livre de Sylvain Tesson, adaptation de Charlotte Escamez, mise en scène et interprétation William Mesguich, collaboration artistique Estelle Andréa

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Théâtre de la Huchette
23 Rue de la Huchette 75005 Paris
Du 11 octobre 20
19 au 4 janvier 2020

dimanche 20 octobre 2019

DANS LES FORETS DE SIBERIE - Théâtre La Huchette

VOYAGE RÉUSSI SUR LES PAS DE SYLVAIN TESSON
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De février à juillet 2010 Sylvain Tesson part pour vivre 6 mois en ermite au bord du lac Baïkal. Dans un livre qui fut couronné du prix Médicis il raconte son aventure intérieure et sa vie dans cet univers sauvage. Sur la scène du théâtre de La Huchette William Mesguich donne vie à ces mots. Une adaptation théâtrale très réussie.

LE VOYAGEUR-ECRIVAIN

On ne présente plus le voyageur-écrivain Sylvain Tesson. A pied, à cheval, en vélo, à moto, en side-car il a parcouru les routes de l'Europe, de l'Asie Mineure, du grand Nord, de l'Orient et du Moyen-Orient. Des voyages qu'il raconte dans ses livres. Au cours d'une de ces excursions il découvre les rives du lac Baïkal et se promet d'y revenir. Engagement pris avec lui-même qu'il tient en 2010, quand de février à juillet il s'installe dans une petite maison au bord du lac gelé.

Pendant 6 mois il vivra en ermite, coupé du monde, séparé de son plus proche voisin par une vingtaine de kilomètres de neige, de glace, de froid, de nature sauvage. Cet isolement, celui qui même lorsqu'il est en France n'a pas de téléphone portable et dit n'avoir pas regardé la télé depuis 30 ans, il le raconte dans son livre "Dans les forêts de Sibérie". 6 mois d'ermitage dans un espace restreint (3m x 2m) où il retrouve le goût de la lecture, profitant de ce temps qu'il se donne pour lire ou relire des livres choisis (je me demande quels livres j'emporterai si je partais hiberner pendant 6 mois loin du monde)."Et si la liberté consistait à posséder le temps ?".

L'adaptation de Charlotte Escamez met l'accent sur l'aspect introspectif de cette aventure. Un récit philosophique et psychologique, qui enfonce parfois des portes ouvertes, tout en autodérision, parsemé de poésie et d'humour. Une réflexion riche, foisonnante, pleine de métaphores, qui dresse "les relevés sismographiques de l'âme".


UNE INTERPRÉTATION HABITÉE

L'interprétation de William Mesguich est à la fois aérienne et terrienne. Le comédien est à la fois très ancré dans cette cabane, cette terre glacée, ce lac gelé, cette nature exigeante qui forge le corps et l'âme de l'ermite volontaire, et légère comme une pensée vagabonde et poétique. Son jeu met aussi en évidence les contradictions intérieures du personnage, sa lucidité et ses errances intellectuelles, sa réflexion, sa recherche et sa confrontation à la réalité. "Dans une société surpeuplée vivre cette aventure est un luxe. Luxe de temps et de silence". Est-ce le prix à payer pour trouver la paix intérieure ? Sylvain Tesson l'a-t-il vraiment trouvée ?


BEAUTÉ DES MOTS ET DES IMAGES

Le regard vif, perçant, profond, qui s'évade ou qui transperce, qui se trouble ou qui s'éclaire : William Mesguich est habité par le rôle, par ce personnage en quête de sa vérité. Dans l'espace réduit de la salle de la Huchette, malgré la proximité du public, il arrive à nous faire ressentir la solitude de l'ermite. il partage avec nous ses réflexions mais aussi cette vie de pêche, de cueillette, de bûcheron, ces longues heures de promenade dans un paysage blanc, vide et pourtant si riche.

La scénographie est magnifique. La cabane en bois partiellement reconstituée est baignée d'une lumière chaude. En fond de scène et sur les murs la froideur de la nuit, de l'eau gelée du lac, la mystérieuse aura de la lune. Une ambiance sonore nous restitue les craquements de la glace, l'inquiétante force du vent, la peur de l'ours qui rode, le silence qui règne au-dehors jusqu'à ce qu'il soit brisé par l'arrivée d'une moto. On retrouve aussi dans les choix musicaux cette touche d'humour qui parsème le texte, avec quelques morceaux choisis un brin caricaturaux.

En bref : Un grand William Mesguich, transporté par les mots et l'aventure de Sylvain Tesson. Une adaptation d'une grande beauté. Un voyage en forme d'hymne à la beauté de la nature, à la poésie, à la richesse intérieure. A découvrir sans tarder


Dans les forêts de Sibérie, d'après le live de Sylvain Tesson, adaptation Charlotte Escamez, avec William Mesguich, collaboration artistique Estelle Andréa, création lumière Richard Arselin, création sonore Maxime Richelme, régie Yves Thuillier

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Théâtre de la Huchette
23 Rue de la Huchette 75005 Paris
Du mardi au vendredi 21h - samedi 16h jusqu'au 30 novembre 2019
samedi à 16h et 21 à partir du 7 décembre 2019


lundi 27 août 2018

COMEDIENS - Théâtre de la Huchette

VIENS VOIR LES FORMIDABLES COMÉDIENS !
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Coco et Pierre, artiste de la banlieue lyonnaise, mariés depuis 12 ans, voient s'ouvrir à eux les portes de Paris avec la possibilité de jouer leur spectacle "au diable vauvert" sur la scène d'un tout nouveau théâtre. Si Coco se réjouit de cette opportunité professionnelle qui lui permettra aussi de retrouver ses amis du conservatoire, Pierre se montre anxieux. Et pas seulement parce que Guy, le troisième comédien est en retard.

Franck Desmedt a repris en 2016 la direction de ce théâtre mythique. Après "La poupée sanglante" puis "L'écume des jours" c'est une nouvelle création qui remporte à nouveau un grand succès. Pas moins de 5 statuettes reportée au Trophée de la comédie musicale 2018 : meilleure comédie musicale, artiste interprète masculin pour Fabian Richard, Révélation féminine pour Marion Préité, trophée de la mise en scène et trophée du meilleur livret.


Succès public et succès critique : la petite salle de la Huchette ne désemplit pas depuis le mois de mai. Je me garderai bien de vous dévoiler toute l'intrigue car ce serait vous gâcher le spectacle. Je me contenterai de dire que Samuel Séné qui signe la mise en scène, a librement adapté un opéra de Ruggero Leohcavallo (je ne dévoile rien, c'est écrit sur le site internet du théâtre). L'action est transposée à Paris en 1948. La guerre n'est pas si loin et on a besoin de rire. A quelques heures de la première d'un vaudeville endiablé Pierre est angoissé. Guy, ami de longue date de Coco, est en retard et ne tient pas son texte. Alors que les trois comédiens répètent quelques passages la tension monte. Vient le lever de rideau. Et progressivement la mise en abyme se fait de plus en plus intense alors que la vie des comédiens se superpose au texte qu'ils jouent.



Autant le dire clairement : aucun des trophées n'est usurpé. Cyril Romoli (Guy) est l'élément comique du trio. Multipliant les accents et les grimaces il est le seul du trio à ne pas être récompensé individuellement. Pourtant ils sont indissociables. Révélation féminine Marion Préïté est une Coco pétillante, pleine de vie et d'enthousiasme. Elle passe avec une aisance incroyable de Coco à ses personnages caricaturaux du vaudeville. Elle vit son personnage, avec ses yeux rieurs, laisse monter l'angoisse sur son visage. Bref elle est rayonnante. Quant à Fabian Richard il est un Pierre amoureux tendre puis maladroit avant de devenir odieux et torturé par le doute et la jalousie. Sa performance dans la dernière demi-heure est un grand moment de théâtre qui nous laisse saisi sur la réplique finale. Outre leurs talents de comédiens ce sont également trois belle voix qui se complète avec réussite.


En bref : avec "Comédiens" le Théâtre de la Huchette monte encore d'un cran dans la qualité de sa programmation de spectacle musical de fin de journée. Une comédie dramatique où le vaudeville se fait thriller, portée par un magnifique trio de comédiens / chanteurs. A ne manquer sous aucun prétexte.

Comédiens, concept et mise en scène Samuel Sené, livret et parole des chansons Eric Chantelauze, musique Raphaël Bancou, avec MarionPreïté, Fabian Richard, Cyril Romoli.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Théâtre de la Huchette
23 Rue de la Huchette 75005 Paris
du mardi au vendredi 21h - samedi 16h et 21h
Jusqu'au 1er septembre 2018


Vu le 24/07/2018 au Théâtre de la Huchette

mercredi 13 juillet 2016

LA POUPÉE SANGLANTE

DIABOLIQUE ET FANTASTIQUE
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UN LIEU MYTHIQUE OUVERT A LA CRÉATION

Le Théâtre de la Huchette, dans la rue du même nom au cœur du quartier latin à Paris, n'est pas seulement un musée-théâtre où se jouent chaque soir depuis 57 les deux pièces mythiques d'Eugène IONESCO La Cantatrice Chauve et La Leçon. C'est aussi depuis quelques années une salle consacrée à la création. Après le succès de Kiki, le Montparnasse des années folles, jouée près de 300 fois la saison dernière, c'est un nouveau spectacle musical qui attire chaque jour un public très nombreux depuis sa création le 17 juin dernier et qui affiche complet depuis début juillet : LA POUPÉE SANGLANTE.


AMOUR ET MYSTERE

Un titre qui donne le frisson. C'est que nous sommes plongés dans l'univers étrange d'un maître du genre, celui de Gaston LEROUX. Le créateur de Rouletabille et du Fantôme de l'Opéra nous raconte ici une histoire diabolique et fantastique. Ile Saint-Louis. 1923. Des jeunes femmes disparaissent. L'horloger tremble pour sa fille, la belle Christine, fiancée à Jacques Contentin. Leur mariage est à nouveau repoussé pour laisser le temps au futur marié de finir ses recherches scientifiques. Ce mariage ne fait pas le bonheur de Bénédicte, le relieur sensible que la nature a accablé d'une laideur repoussante, amoureux en secret de Christine. Depuis sa boutique il se demande ce qui se trame chez le trio. Et qui est le mystérieux et beau Gabriel ?

UNE ADAPTATION REUSSIE

Adapter La Poupée Sanglante et sa suite La  Machine à assassiner, en comédie musicale était une gageure pour Didier BAILLY et Eric CHANTELAUZE. Le roman est dense au point que son adaptation à la télé fait l'objet de 6 épisodes de 52 mn. Un vrai défi donc que de tenter de transcrire les péripéties et rebondissements de cette histoire fantastique dans laquelle se tisse une touchante histoire d'amour. Du suspense, du romantisme, de l'humour, de la science, une pointe d'ésotérisme, beaucoup de mystère : tout est présent dans cette version théâtrale.


MAGNIFIQUE TRIO D'ARTISTES COMPLETS

C'est un magnifique trio d'artistes complets qui donne vie aux multiples personnages imaginés par Gaston Leroux. Un accessoire, un changement de voix, une mimique : très peu de choses pour passer d'un personnage à l'autre avec efficacité et humour. Charlotte RUBY module sa voix de chanteuse lyrique pour passer de la légèreté de la belle et romantique Christine à la gouaille de la femme de ménage. Alexandre JEROME (Mission Florimont, Le bossu de Notre-Dame) est l'élément le plus comique du trio. Il démontre à nouveau ses talents de comédien et de chanteur, frisant la schizophrénie tant ses changements de personnages sont rapides. Edouard THIEBAUT s'empare avec subtilité du rôle de Bénedicte, avec des élans de grande sensibilité dans ses solos. Il partage avec Alexandre JEROME les rôles masculins et se transforme lui aussi en un tour de main. Sans oublier ses talents de danseur et son très beau numéro de claquettes. L'énergie déployée par le trio est détonante et communicative.

Didier BAILLY les accompagne au piano. Les chansons coécrites avec Eric CHANTELAUZE sont parfaitement dans le ton des années folles et rythment avec bonheur l'histoire et ses mystères, tout en permettant aux artistes de déployer tout leur talent. La mise en scène alterne avec réussite action et séquences calmes. Dans un décor minimaliste et des costumes parfaitement années 1920, elle nous plonge avec réussite dans l'imaginaire, l'action, l'humour et le mystère de l'oeuvre de Gaston LEROUX.

En bref : une adaptation théâtral du célèbre roman de Gaston LEROUX qui nous transporte avec réussite dans l'ambiance fantastique de son auteur en gardant le suspense et l'humour qui émaillent le récit d'origine. Un trio d'artistes de grand talent. Une réussite en tout point qui devrait faire à nouveau le succès de l'emblématique Théâtre de la Huchette et de son nouveau directeur bien au-delà de la saison estivale (c'est tout le mal qu'on lui souhaite)


C'EST OU ? C'EST QUAND ?
23 Rue de la Huchette 75005 PARIS
Du mardi au vendredi à 21h - Samedi 16h et 21h
Reprise à partir du mardi 20 décembre 2016




Crédit photo @Fabienne Rappeneau
Mise à jour du 29/11/16

lundi 17 août 2015

KIKI

C'EST QUI QU'IL FAUT DÉCOUVRIR ? C'EST KIKI

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Le jeu de mot est d'autant plus facile qu'elle même le répète à qui veut l'entendre. KIKI, c'est une figure incontournable du Montparnasse de l'entre deux guerres. Une pauvre fille de province, une gouailleuse envoyée à la capitale par sa grand-mère pour qu'elle y retrouver sa mère et y travailler. Elle a alors à peine 15 ans quand elle débarque à Montparnasse alors que le renouveau culturel bouillonne dans les rues de la Rive Gauche du Paris des Années Folles, dans une ville qui veut oublier les horreurs de la guerre et se perdre dans les plaisirs.

Un destin aussi exceptionnel qu'éclair : elle n'a que 28 ans quand elle rédige ses mémoires et prend en quelques sortes sa retraite. Il faut dire que pendant ses années de jeunesse elle a usé de tous les plaisirs de la vie. Le spectacle commence comme un documentaire. Nous sommes en 1953. Ce sont les funérailles de KIKI, mais qui se souvient encore de qui elle était ?

C'est en chansons et en nous racontant cette vie qui fourmille d'anecdotes, que nous remontons le cours du temps pour ranimer le souvenir de celle qui fut la Reine de Paris. Le hasard des rencontres fit d'elle la muse et le modèle de certains des plus grands peintres de l'Ecole de Paris. Sa beauté, son charme juvénile, sa gouaille et sa débrouillardise ont fait d'elle le témoin privilégié de la naissance des talents de Modigliani, Soutine, Man Ray (qui de deux traits sur une photo transforma son dodo en un violoncelle), Utrillo, Fujita, Cocteau et tant d'autres.

Des hommes qui l'on aimée, lui ont permis de devenir peintre et chanteuse, et surtout d'être une femme libre. Une vie empreinte de fantaisie, de bonne humeur et de joie de vivre malgré les difficultés, même si "ce n'est pas Zola" comme elle nous le confie.

Milena MARINELLI est une KIKI pétillante et truculente. Assistée par le piano d'Ariane CADIER, dont on distingue l'ombre bienveillante derrière un voile en fond de scène, elle illumine la petite scène du Théâtre de la Huchette de sa joie de vivre, illustrée par des chansons dans le style des celles qui résonnaient dans le cabaret de l'époque de KIKI (on jurerait qu'elles sont originales). 


Il vous reste quelques jours pour aller du côté de la fontaine Saint Michel pour en découvrir plus sur le parcours exceptionnel de cette jeune femme à la fois bien dans son temps tout en étant en avance. 

En bref : 
Le Théâtre de la Huchette nous a réservé cette été une pépite pétillante qui nous plonge avec plaisir dans le Paris des Années Folles et offre à Milena MARINELLI un rôle plein de fraîcheur pour un personnage haut en couleur, empreint d'humour, d'auto-dérision, de tendresse et de sensualité. A ne pas manquer
C'EST OU ? C'EST QUAND ?




Avignon Off 2017
Essaion
33 Rue de la Carreterie - Avignon
du 7 au 30 juillet 2017 - 20h30 - Durée : 1h15


Crédit Photo @Lot
Vu août2015 - La Huchette Paris