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dimanche 20 octobre 2019

LES FRANGLAISES - Bobino - Le regard de Corinne

RÉPERTOIRE MUSICAL REVISITE

Le regard de Corinne


Ils ont déjà régalé près d'un million de spectateurs et obtenu en 2015 le Molière du meilleur
spectacle musical. Pour notre plus grand bonheur, ils sont de retour à Bobino pour leur cinquième saison. La version 2019 des "Franglaises" est arrivée et vous promet une belle soirée de franche rigolade.

L'idée, originale, du spectacle est de traduire littéralement les plus grands succès anglo-saxons, en français. Les chansons que nous fredonnions, sans forcément toujours comprendre les paroles, prennent une toute autre tournure avec cette traduction façon google . « Je suis mauvais, je suis mauvais » ne résonne pas aussi bien à nos oreilles que « I'm bad, I'm bad ». Le constat est le même quand la joyeuse troupe chante en français » « Bonjour, Au revoir » (de quoi désorienter Quentin Bouissou, dont l'interprétation est hilarante), « Hôtel Californie », «Frayeur » ou encore « Pluie pourpre ». D'un coup, le voyage, l'évasion que nous promettaient ces titres, n'est plus au rendez-vous. Ils apparaissent ridicules, grotesques, comiques. 

Le public est mis à contribution en essayant de trouver le titre. Et ça marche ! Nous nous prenons au jeu.

Mais le spectacle ne se contente pas de cette interaction entre les comédiens et les
spectateurs. Il ne se borne pas à faire deviner des tubes et à leur interprétation par les artistes. Il y a une mise en scène avec un maître de cérémonie, en smoking, chargé d'animer cette soirée/spectacle. Les filles sont vêtues de belles robes de soirée. Nous pourrions presque croire à des jeunes filles modèles. La suite va nous démentir. Tout ne se déroule pas comme prévu.


Très vite les choses dégénèrent et aboutissent à la détérioration d'une partie du décor. La
soirée vire au cauchemar pour le présentateur. Déconfit, il s'éclipse dans sa loge quelques
instants, à charge pour le reste de la troupe de continuer à nous divertir, ce qu'ils vont
parfaitement réussir à faire dans un registre plutôt loufoque, façon Monty Python.

Nous ne pouvons qu'être admiratifs devant l'étendue du talent des comédiens. Ils savent
chanter (particulièrement Marsu Lacroix, dont la voix colle des frissons, et Saliha Baha). Ils
savent jouer d'un instrument de musique : batterie, guitare, synthé, trombone et même de la
flûte, enfin presque pour ce dernier. Ils savent danser et jouent à merveille la comédie. Ce sont des artistes accomplis, avec un grain de folie très divertissant, très rafraîchissant.

En bref : Cette pseudo comédie musicale est drôlissime autant que déjantée. Les comédiens
dégagent une énergie incroyable et communicative. Logiquement, le spectacle se termine par une standing ovation, euh pardon par une ovation debout !

Les Franglaises, avec Saliha Bala, Quentin Bouissou, Yoni Dahan, William Garreau, Stéphane Grioche, Marsu Lacroix, Philippe Lenoble, Adrien Le Ray, Roxane Terramorsi, Daphnée Papineau, Romain Piquet, Laurent Taieb, PV Nova, Fabien Derrien, Alan Delmas.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Bobino
14/20 Rue de la Gaïté 75014 Paris
Du 9 octobre 2019 au 2 février 2020

Crédit photo @Victor Delfim

dimanche 13 octobre 2019

LE CLUB R-26

UNE FAMILLE FORMIDABLE
***



Norman Barreau-Gély fait revivre la famille Perrier, amoureux de la vie et de la musique, qui tint pendant plusieurs décennies, face au Théâtre Lepic, le Club R-26. Un lieu de culture, de musique et de joie de vivre. Un spectacle musical et documentaire à découvrir à l'occasion de la fête des Vendanges à Montmartre.

JAZZ ET CHANSON

Les années 1930 c'est la rencontre de la chanson et du jazz. L'entre-deux-guerres offre une période où tous recherchent la joie de vivre pour oublier les malheurs et les horreurs de la guerre. Dans un appartement de Montmartre Madeleine et Robert Perrier travaillent dans la haute couture le jour et composent des chansons la nuit. Chaque soir ils reçoivent ceux et celles qui font la vie culturelle parisienne, de Sonia Delaunay (qui a repeint l'appartement) à Le Corbusier en passant par Django Reinhardt, Josephine Baker ou  Pendant 80 ans cet appartement resta un haut-lieu de la culture parisienne.

Norman Barreau-Gély est tombé dans la musique des 30's quant il était adolescent. Il découvre "Les salades de l'oncle François" chanté par Jacotte Perrier, et tombe amoureux de cette musique pleine de joie de vivre. En 2012 le hasard de la vie le met en contact avec la fille de Jacotte Perrier qui lui ouvre les archives de la famille. Démarre une aventure pleine de nostalgie et de tendresse. En plongeant dans ces documents, ces photos, ces partitions, il plonge dans l'histoire de cet espace de liberté et de création.

"Aimer la butte, la choucroute, la musique, la poésie, la simplicité, l'amour, le bon vin et la belle amitié", voilà l'article 1 des statuts du Club R26. Tout au long de ce spectacle musical Norman Barreau-Gély va donner vie aux témoins de ces 80 années de jazz, de bonheur : de la voisine incommodée par les jets de noyaux de cerise à Will, l'un des derniers locataires de l'appartement, tous défilent sous nos yeux, devant les images documentaires de cette vie joyeuse.

Agrémenté d'une dizaine de chansons composées par le couple Perrier, le spectacle fait revivre pendant 1h15 tout un monde disparu. La voix pure et fraîche de Claire Tillier, accompagnée à la guitare par Philippe Eveno, se glisse parfaitement dans ces paroles gaies et empreintes de nostalgie.

Pourquoi R-26 ? Pour le savoir il vous faudra aller au Théâtre Lepic (et on espère ici ou ailleurs pour d'autres dates), aller à la rencontre du rêve éveillé de Norman Barreau-Gély.

En bref : Norman Barreau-Gély fait revivre le temps d'un spectacle l'univers fantaisiste, gaie, heureux, nostalgique de Madeleine, Robert et Jacotte Perrier, fondateur et égérie du Club R-26, une oasis de liberté, de musique et de création qui fit vibrer Montmartre au son du jazz pendant plus de 80 ans. Un spectacle feel-good en forme d'hommage joyeux.

Le Club R-26, de David Rolland et Norman Barreau-Gély, avec Norman Barreau-Gély, Claire Tillier et Philippe Eveno, vidéo Gaëtan Chataigner, lumières Azéline Cornut

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Théâtre Lepic
1 Avenue Junot 75018 Paris
Du 11 au 14 octobre 2019 - 19h



Crédit photo @Yann Ouvrard
Vu Octobre 2019 - Théâtre Lepic

dimanche 18 août 2019

LES SERGES - Le regard de Corinne

Voyage poétique

Le regard de Corinne

C'est au tour de Serge Gainsbourg d'être à l'honneur au Studio Théâtre de la Comédie Française. Pour l'adaptation et la mise en scène de ce spectacle, Eric Ruf a fait confiance à Stéphane Varupenne et Sébastien Pouderoux pour qui cet artiste est une source d'inspiration. A chaque minute de la représentation, le public le mesure.

Comme un air de répétition...
Stéphane Varupenne et Sébastien Pouderoux, tout deux sociétaires à la Comédie Française ont eu l'idée originale de concevoir ce spectacle musical plutôt comme une répétition entre copains. Ils choisissent une approche intimiste avec l'ambition de nous faire côtoyer un Gainsbourg plus sensible, plus fragile, plus timide que ce qu'il laissait paraître. Les morceaux musicaux sont entrecoupés d'extraits d'interviews de l'artiste ou de ses proches (Jane Birkin, Boris Vian) morceaux et extraits interprétés par les comédiens. Le spectateur devient ainsi le confident de l'artiste.

Tout concourt à cette sensation de proximité : Le décor, une pièce remplie d'instruments de musique (nous imaginons aisément une cave dédiée aux répétitions), les jeux de lumière et jusqu'aux tenues vestimentaires des comédiens qui rappellent celles de l'artiste à différentes époques de sa vie.

Sur scène, une fille, cinq garçons et beaucoup de complicité...
Nous les connaissions comédiens, doués et talentueux d'ailleurs, les voilà musiciens et chanteurs. Que ce soit au piano, à la guitare, à la batterie, au trombone ou même à la clarinette, ils nous impressionnent par leur talent. Ces couteaux suisses de la Comédie Française interprètent avec beaucoup de sensibilité et de sensualité, les chansons de Gainsbourg. 

Il n'est pas question ici d'imitation mais bien d'interprétation avec la touche personnelle apportée par chacun d'entre eux. Le chant, façon canon, des "Sucettes à l'anis" en est l'exemple. Le double sens des mots voulu par l'auteur est frappant et nous avons du mal à imaginer que France Gall ne l'ait pas également saisi.

Brel voyait en Serge Gainsbourg un crooner. Parmi le répertoire foisonnant de ses chansons, ce sont celles d'amour que cette joyeuse troupe joue et chante avec gourmandise. Le poète Serge est à l'honneur avec ses textes en rimes, plates, croisées ou embrassées.


En résumé 
Dés les premières notes de musique, nous prenons instantanément conscience du manque, du vide artistique laissé par Gainsbourg. La délicatesse et la sensibilité de ses textes ravivent des émotions passées, oubliées, enfouies. Difficile pour le spectateur de ne pas battre la musique, de ne pas fredonner les airs en même temps que les comédiens sur scène et de ne pas applaudir après chaque chanson. 1H20 de spectacle qui passe bien trop vite.

Les Serges, créé et mis en scène par Stéphane Varupenne et Sébastien Pouderoux, avec Rebecca Marder, Benjamin Lavernhe, Noam Morgensztern, Yoann Gasiorowski, Stéphane Varupenne, Sébastien Pouderoux

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Comédie Française – Studio Théâtre
Galerie du Carrousel du Louvre – 99 Rue de Rivoli - Paris 1er.
C'était du 16 mai au 30 juin 2019
Reprise en septembre / octobre 2020 - Marigny

Vu en mai 2019 - Studio Théâtre

samedi 1 juin 2019

LES SERGE - Comédie Française

LA BALADE DE GAINSBOURG ET GAINSBARRE
***



Cela fait plusieurs années maintenant que la troupe de la Comédie Française nous offre chaque saison une petite gourmandise récréative en forme de cabaret en hommage à un grand nom de la chanson. C'est avec le cabaret Barbara que j'ai découvert ces spectacles musicaux. Si j'en ai raté quelques uns c'est moment que je retrouve avec plaisir.

Cette année, à l'initiative de Stéphane Varupenne et de Sébastien Pouderoux, c'est à un enfant terrible de la chanson française qu'est dédié ce moment. "Les Serge (Gainsbourg point barre)" nous offre une compilation des chansons les plus connues du troublions. De Gainsbourg à Gainsbarre les 5 comédiens et comédiennes font revivre les heures les plus riches de ce répertoire, et nous surprennent avec 1 ou 2 airs plus confidentiels.

Ce qui est appréciable c'est qu'ils ne sont pas dans l'imitation. Ils se réapproprient chaque chanson, créant de nouvelles orchestration (parfois plus réussies que l'originale). Le chant chorale sur "Les sucettes" met clairement l'accent sur tous les sous-entendus que l'interprète d'origine n'aurait parait-il pas compris. "Elaeudanla Teïteïa" revient comme un fil rouge. Rebecca Marder se fait lascive sur "Love on the beat". 

Entre les chansons sont intercalés des extraits d'interview de Serge Gainsbourg. Le plaisir de ré-entendre certaines phrases devenues mythiques, comme son adresse à Whitney Houston sur le plateau de Michel Drucker, ou le fameux billet de 500 Francs. L'occasion de faire le point sur ce personnage inclassable, poète et provocateur, amoureux des mots et des femmes, homme public et pudique, mélomane curieux qui a traversé toutes les musiques et qui 25 ans après sa disparition reste toujours énigmatique, aussi adulé ou haï, mais qui surtout ne laisse personne indifférent.

La mise en scène de Stépane Varupenne et Sébastien Pouderoux nous place dans un studio, environnement propice à la recherche. Si l'ensemble manque parfois de dynamisme, le spectacle monte en intensité et on a du mal à rester stoïque sur son siège et à ne pas se laisser porter par la musique.

Les arrangements musicaux de Guillaume Bachelé, Martin Leterme, Vincent Leterme et Les Serge sont globalement très réussis. Tout à tour Stéphane Varupenne,Benjamin Lavernhe, Sébastien Pouderoux, Noam Morgenztern, Rebecca Marder et Yoann Gasiorowski se font Gainsbourg ou Gainsbarre, BB ou Jane. Et s'ils sont avant tout comédiens et comédienne ce sont aussi de talentueux chanteurs / chanteuse et musiciens / musicienne.

En bref : avec Les Serge la troupe nous emmène faire une balade dans l'univers varié, poétique, provocant, romantique ou acerbe de Serge Gainsbourg. Derrière les comédiens / comédiennes se cachent des chanteurs / chanteuses et musiciens/musiciennes qui visiblement prennent plaisir à cet intermède musical, plaisir partagé par le public. Un bel hommage à un trublion de la chanson française.

Les Serge (Gainsbourg point barre), adaptation et mise en scène Stéphane Vaupenne et Sébastien Pouderoux, avec  Stéphane Varupenne,Benjamin Lavernhe, Sébastien Pouderoux, Noam Morgenztern, Rebecca Marder et Yoann Gasiorowski 

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Comédie Française - Studio
Place de la Pyramide inversée / Carrousel du Louvre 75001 Paris
du 16 mai au 30 juin 2019


samedi 1 septembre 2018

VOUS AVEZ DIT BROADWAY ? - Théâtre Le Lucernaire

LA COMÉDIE DU BONHEUR
***



Si je vous dis "Comédie musicale" vous me répondez quoi ? Quel nom vous viens en premier à l'esprit ? Oublions la plupart des productions françaises des vingt dernières années qui ne sont que des "spectacles musicaux" et tournons-nous vers La Mecque des Comédies Musicales, je veux parler de Broadway. Suivez Antoine Guillaume dans les coulisses du théâtre et découvrez l'histoire de cet art trop souvent qualifié de "mineur".

Sur la scène du Théâtre Rouge du Lucernaire, accompagné admirablement par la pianiste Julie Delbart, le comédien belge nous entraîne pendant un peu plus d'1h30 dans un voyage dans le temps, depuis les racines du genre jusqu'à ses succès internationaux qui font briller les yeux de milliers de spectateurs à New York et à Londres.

Savez-vous quand est né ce genre ? Il semblerait que ce soit au 18e siècle. Que de chemin parcouru ! Antoine Guillaume est tombé dans la marmite à Londres, en allant voir "Oliver Twist". Une passion était née. Et c'est cette passion qu'il partage avec nous dans ce spectacle. Les fans reconnaîtront tous les airs tandis que la plupart des spectateurs fredonneront les airs les plus connus. Pourtant nul besoin d'être un grand connaisseur pour apprécier la qualité de ce spectacle. Au fil des anecdotes et des petites histoires on découvre toute la diversité des comédies musicales.

Une richesse qui se nourrit du travail de ses artistes. Art mineur disent certains ? Pourtant ce sont des artistes complets qui chaque soir se produisent sur scène : comédiens, chanteurs, danseurs, ils savent tout faire. Et Antoine Guillaume l'illustre parfaitement avec sa magnifique voix, ses qualités de conteur et ses talents de danseur. Si comme lui et moi vous avez eu la chance de voir un de ces spectacles à Broadway ou à Londres vous savez de quoi je parle.

Un seul regret dans ce beau moment : un peu de frustration sur certains passages un peu bavards, un peu technique et manquant d'illustration musicale. Mais c'est bien parce qu'il faut chipoter un peu.

En bref : ne boudez pas votre plaisir et allez vibrer, chanter, danser avec Antoine Guillaume et Julie Delbart sur les traces de l'histoire de la comédie musicale. Un voyage en chanson orchestré par un comédien passionné à la voix magnifique, accompagnée par une talentueuse pianiste.

Vous avez dit Broadway ? de et avec Antoine Guillaume, accompagné de Julie Delbart, mise en scène Michel Kacenelenbogen

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Rue Notre Dame des Champs 75005 Paris
Du 22 août au 28 octobre 2018
du mardi au samedi 21h - dimanche 18h


Crédit photo :
Vu Théâtre du Lucernaire - 29/08/2018

lundi 15 janvier 2018

HISTOIRE DU SOLDAT

QUAND STRAVINSKY REVISITE FAUST
**


Reprise au Poche Montparnasse d'un succès public et critique de la fin de saison 2016/2017. Une fable de 1918 née de l'amitié entre Stravinski et Ramuz. Petite déception malgré de bons comédiens


LE MYTHE DE FAUST

Bénéficiant d'une permission de 15 jours un jeune soldat rescapé de la guerre croise la route du diable. Il lui vend son violon (son âme) contre un livre qui lui permettra d'être riche. La transaction lui permettra-t-elle pour autant de trouver le bonheur ?

Cette réécriture du mythe de Faust est le fruit de l'amitié entre le compositeur Igor Stravinski et l'écrivain et poète suisse Ramuz. Ecrit en 1918, avant la fin de la Première Guerre mondiale, cette fable musicale et théâtrale était destinée à une forme de théâtre itinérant, pour aller au-devant d'un public qui n'y avait pas accès à cette forme de culture. Elle s'inspire d'un conte populaire russe.

Sur la petite scène du théâtre du Poche les 7 musiciens et le chef d'orchestre sont bien tassés. Trompette, flûte, hautbois, batterie, violoncelle, violon et tuba laissent peu de place aux trois comédiens qui nous présentent cette forme de théâtre originale.

BELLE INTERPRÉTATION MAIS...

Claude Aufaure en est le narrateur. Entre parlé et parole chantée ou tout du moins en rythme avec la musique (cela s'appelle le sprechgesang nous apprend @spectatif) il est le spectateur actif de l'histoire de ce soldat qui vend son âme au diable. C'est Julien Alluguette qui reprend le rôle du soldat. Il lui donne avec réussite la jeunesse et la naïveté qui sied au personnage. Lucinio Da Silva est un diable fourbe et malin comme il se doit. Sautillant, envoûtant, il manipule le pauvre gamin dont on imagine tout ce qu'il a vécu au combat et combien il peut aspirer à retrouver son village, sa maison, sa mère, en un mot comme en cent : la paix. Et même s'il est jeune et encore relativement innocent, il garde suffisamment de lucidité pour essayer de contourner les pièges que le diable dresse sur sa route pour l'empêcher d'atteindre son but.

La princesse (Aurélie Loussouar ou Malou Utricht en alternance) est une danseuse. Apparaissant par magie du fond de la salle elle surgit et telle une ballerine de boÏte musicale elle offre un moment de poésie dont la magie est atténuée par le peu d'espace dont elle dispose, donnant une danse un peu rigide.

La musique de Stravinski est omniprésente. On aimerait parfois qu'elle le soit moins. face à la contrainte spatiale imposée par la présence sur scène de ce petit orchestre, la mise en scène est réduite à sa plus simple expression, ce qui sied bien à la forme de la fable. Les 7 jeunes musiciens de l'orchestre-atelier Ostinato sont très bien dirigés par leur chef d'orchestre. Les notes concourent à créer une atmosphère onirique et l'osmose se fait avec les comédiens.

Malgré toutes ces qualités le charme n'a pas opéré sur moi. Les trois comédiens sont excellents mais la fable et les mésaventures de ce jeune soldat ne m'ont pas vraiment touchée.


Histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky, mis en scène par Stéphan Druet, direction musicale Jean-Luc Tingaud, chefs d'orchestre (en alternance)Olivier Dejours, Jean-Luc Tingaud et Loïc Olivier, avec Claude Aufaure, Julien Alluguette, Lucinio Da Silva, Aurélie Loussouarn ou Malou Utrecht (en alternance).

En bref : une fable entre théâtre et musique, portée par un orchestre jeune et au talent prometteur accompagnant trois comédiens dont les qualités ne sont pas en reste, mais qui au final n'a pas su me toucher sans que je sache vraiment dire pourquoi.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
75 Boulevard du Montparnasse 75006 Paris
A partir du 4 janvier 2018
du mardi au samedi 19h - dimanche 17h30


Vu janvier 2018 - Poche Montparnasse Paris
Crédit photo @Brigitte Enguerrand

lundi 8 janvier 2018

CARNET DE NOTES

BALADE SUR LES BANCS DE L'ECOLE
****



De la primaire au bancs de la fac, de l'école de Jules Ferry au collège unique, de la classe à la cour de récré, tous les âges et tous les moments du temps scolaire sont déclinés en chansons. C'est drôle, tendre et frais.

L'ECOLE EN CHANSONS

Ils sont 7 sur scène. Jamais les mêmes deux soirs de suite puisque le spectacle tourne avec 14 artistes qui jouent en alternance. Ils déploient une telle énergie qu'on les croirait plus nombreux. Avec humour, tendresse et parfois nostalgie ils nous replongent dans nos souvenirs d'école. La maîtresse si douce et si jolie que tous les élèves en sont amoureux, le ou la proviseur(e) revêche et sévère, la amours naissants et adolescents du collège, le prof craquant du lycée ou les profs qui craquent, les jeux de la cour de récré, les choix délicats de la cantine, tout y est.

On s'identifie à ces élèves qui chantent et jouent nos souvenirs et nos émotions. Les voix se complètent. Chaque chanson est un tableau mis en place à vue avec quelques accessoires (des cubes, quelques pièces de vêtement, un tableau noir). Jacques Prévert, Yves Duteil, Anne Sylvestre, Maxime le Forestier, etc : 18 chansons plus ou moins connues qui s'enchaînent, traversent le temps dans une progression forte en images et émotions.

Après le couple dans "De la bouche à l'oreille" puis la famille dans "Album de famille", la compagnie du Sans Souci nous parle d'éducation, de transmission, de filiation. Toujours dans la bonne humeur, non sans lancer quelques idées bien vues. Un spectacle qui parle à tous car nul n'a échappé au système scolaire.


Les talents mixtes et complémentaires de cette compagnie jeune et dynamique séduisent par leurs qualités musicales, leur jeu d'acteur et la fraîcheur de la mise en scène. Pastiches, parodies ou scènes plus sensibles nous font passer un très agréable moment.

En bref : Une comédie en musique qui nous ramène tous avec plaisir sur les bancs de l'école. Chansons et musique live par une bande de comédiens drôles et sensibles. Un très joli spectacle à voir en famille

Carnets de notes, par la Compagnie du Sans souci, mise en scène Mariline Gourdon Devaud et Isabelle Turschwell, avec en alternance Stéphanie Cavaillès ou Emilie Hédou, Mariline Gourdon ou Vrigine Bracq, Laurent Labruyère ou PMhilippe Gouin, Vincent Hédou ou Christophe Charrier, Isabelle Turschwell ou Anaïs Ancel, Nessim Vidal, Camille Voitellier ou Anne Louise de Segogne, lumières Jacq Bidermann, costumes Magali Murbach

POUR EN SAVOIR PLUS

Avec Culturebox plongez dans les coulisses de la création du spectacle.
Une série de 4 reportages à découvrir en cliquant ICI

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Théâtre du Lucernaire
53 Rue Notre Dame de Lorette 75006 Paris

Jusqu'au 21 janvier 2018
Du mardi au samedi 19h - Dimanche 16h


mardi 26 septembre 2017

WELCOME TO WOODSTOCK

NOSTALGIE DU FLOWER POWER
***


Pour la rentrée le Comédia nous transporte dans l'ambiance musicale et psychédélique de la fin des années 1960. Entre Paris et Woodstock un voyage en chanson très nostalgique par une équipe dynamique et talentueuse.


ROAD TRIP MUSICAL

Mai 68 vient à peine de s'achever sur les pavés parisiens. Dans leur studio 6 étudiants décident de partir pour Woodstock pour assister à ce concert qui s'annonce le plus grand de tous les temps. Sur les routes américaines, portée par les airs mythiques de cette fin des années 1960, cette bande de copains multiplie les rencontres. Sex and drugs and rock'n roll comme le dit la chanson. Un voyage à la rencontre de la culture hippie ou à la rencontre d'eux-mêmes.


NOSTALGIE

Jean-Marc Ghanassia dit avoir mis un peu de son histoire dans ce spectacle hautement nostalgique. Une autobiographie qui est avant tout le prétexte à réunir les chansons mythiques de ce célèbre concert qui pendant 3 jours réunit dans la campagne américaine tous les porteurs de flambeaux de la culture hippie.

Les 5 copains français qui décident de partir pour Woodstock ne semblent pas très impliqués ou motivés par les idées de ce mouvement hippie. Pourtant mai 68 vient de les plonger au cœur de la révolte d'une jeunesse contre une société archaïque et liberticide. C'est le point faible de ce spectacle : le manque de profondeur de l'histoire et des personnages. Dans la bande de parisiens seule celle qui ne part pas à des convictions politiques. Les autres ressemblent à des étudiants bourgeois privilégiés qui surfent sur les vagues de protestations au rythme de la musique mais sans grande volonté de révolution. Mais si on fait l'impasse sur ce point on passe une excellente soirée. La tonique mise en scène de Laurent Serrano sait se faire douce pour les ballades ou énergique pour les chansons les plus rock'n roll. Les décors et lumières de Jean Haas et Jean-Luc Chanonat, les costumes de Cidalia da Silva, les chorégraphies de Cécile Bon nous projettent avec réussite dans l'ambiance Flower Power, et ce dès l'entrée au Comédia. La forêt se fait mouvante, psychédélique lorsque le LSD envahit les corps et les cerveaux. Les robes, pantalons, chemises n'ont pas pris une ride.

12 ARTISTES EN LIVE

La grande force de ce Welcome to Woodstock est constituée par ses 12 artistes qui interprètent en live plus de 20 chansons mythiques. Les  7 comédiens / chanteurs sont tous excellents. Leurs voix nous font vibrer, nous emportent en 1969. Mentions particulières pour Magali Coblet et Morgane Cabot lorsqu'elles entonnent Kosmic Blues de Janis Joplin ou There but for Fortune de Joan Baez. Un bémol en ce qui concerne Yann Destal (Est-ce pour une question de réglage de micro que ses paroles sont incompréhensibles ?). Les 4 musiciens qui jouent en live pendant les 2h de spectacle sont également d'une grande qualité.

Les projections vidéo de Olivier Roset finissent de nous plonger dans l'atmosphère culturelle et politique de ces années de liberté et de révolte, sur fond de guerre du Vietnam.

En bref : un road trip musical qui nous emporte pendant 2h dans l'amérique de la contre culture hippie. Un hommage réussi à une période de liberté totale. 12 artistes talentueux pour un beau moment qui ravira les fans nostalgiques

Welcome to Woodstock, de Jean-Marc Ghanassia, mis en scène par Laurent Serrano, avec Geoffroy Peverelli, Magali Coblet, Pierre Huntzinger, Morgane Cabot, Jules Grison, Margaux Maillet, Xavier V. Combs, Yann Destal, Cléo Bigontina, Benoit Chanez, Hubert Motteau.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Le Comédia
4 Boulevard de Strasbourg 75010 Paris
A partir du 15 septembre 2017
du mercredi au samedi 20h - dimanche 17h


Crédit photo @pixelle
Vu septembre 2017 - Comédia - Paris

lundi 7 août 2017

LES DIVALALAS - FEMME FEMME FEMME

DES VOIX MAGNIFIQUES
***


Elles sont trois. Belles, en robe du soir, elles reviennent avec un second spectacle après avoir fait les beaux soirs des scènes parisiennes et au-delà avec leurs Chansons d'amours traficotées. C'est encore d'amour qu'elles nous parlent avec FEMMES FEMMES FEMMES.

Nous les retrouvons célibataires. Mais ces jeunes femmes énergiques et optimistes ne vont pas se laisser aller à la déprime parce qu'un mec les a quittées. Pendant un peu plus d'une heure elles enchaînent medley et reprises de chansons de variété française ou étrangère dans une succession de scènes à l'humour kitsch et glamour.

De Beyoncé à Régine, de Souchon à Stromae, d'Ophélie Winter à Dalida, elles séduisent par leurs chants a capela. Trois voix qui se répondent, se combinent. La mise en scène de Freddy Viau met l'accent sur le ton décalé du spectacle. Avec une mention particulière pour l'hommage à Herbert LEONARD.

Femme Femme Femme, avec Gabrielle Laurens, Angélique Fridblatt, Marion Lépine, mise en scène Freddy Viau, Lumières James Groguelin, direction musicale Raphaël Callandreau, coiffures et costumes MonMarin


En bref : trois jeunes femmes aux voix magnifiques et à l'humour kitsh et décalé qui revisitent a capela la variété française et internationale

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Avignon Off 2017
Théâtre du Roi René
4 bis rue Grivolas 84000 Avignon
Du 7 au 30 juillet - Relâche les mercredis - 22h20 - durée : 1h15

13 Rue du Retrait 75020 Paris
du 13 octobre au 31 décembre 2017

samedi 22 juillet 2017

GAINSBOURG CONFIDENTIEL

LE GAINSBOURG JAZZY
***



On a tendance à l'oublier, mais avant d'être Gainsbarre, ce personnage provocateur qu'il s'était créé, Lucien Ginsburg a été Serge GAINSBOURG. Ses premières amours musicales étaient inspirées du jazz. C'est de cette période 1957-1963, celle des cinq premiers albums, que nous parle Jean-François BRIEU. Après avoir fait le crooner de piano-bar au Touquet ou dans des cabarets parisiens, c'est à partir de 1957 que l'homme à la tête de chou commence à déposer ses titres à la SACEM sous le nom qui le rendra célèbre, celui de Serge Gainsbourg.

La révélation lui vient en voyant Boris Vian. Il est séduit par le ton provocateur et cynique. La chanteuse Michèle Arnaud découvre ses premiers textes. Sous son impulsion il enregistre son premier album qui contient notamment "Le Poinçonneur des Lilas". Le début d'une carrière qui va marquer un grand nombre d'artistes français et internationaux.

Dans un spectacle émouvant, intelligent et sensible Stéphane Roux donne vie au texte de Jean-François BRIEU qui rend hommage aux débuts de celui qui faisait un complexe de son physique mais qui dama le pion à tous ses détracteurs. Stéphane ROUX, accompagnés de deux musiciens, interprète avec justesse et émotion des chansons extraites des cinq premiers albums, et notamment "Gainsbourg Confidentiel", fruit de la rencontre avec Elek Bacsik et Michel Gaudry. Un rappel savoureux de la période jazzy que Gainsbourg aimait tant. Peut-être son meilleur album, mais qui ne s'est vendu qu'à 1.500 exemplaires. 

"Gainsbourg Confidentiel est le disque de la nuit qui tombe. C'est le Mean Streets (ce chef-d'oeuvre imbibé et crépusculaire signé Scorsese) de Gainsbourg. C'est le disque de l'homme seul qui fume à la table desservie où elle n'est pas venue. C'est le disque jazz du milieu de la nuit, quand les traits se gonflent, quand les bouteilles sont mortes, quand les paquets de clopes vides sont jetés par terre" Jean-François Brieu

Gainsbourg Confidentiel, un récit écrit par Jean-François Briou, avec l'autorisation d'Universal Music, adaptation Magon, mise en scène David Fabre, collaboration artistique Gérard Vanbtaggioli, avec Stéphane Roux, musiciens : David Fabre (guitare) et Aurélien Maurice (contrebasse), lumière Franck Michallet

En bref : un spectacle pour les amoureux de bonne musique qui veulent se plonger dans l'ambiance jazzy des années 60 et savourer le Gainsbourg jazzy de ses débuts.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Avignon Off 2017
Théâtre du Petit Chien
76 Rue Guillaume Puy 84000 Avignon
du 7 au 30 juillet (sauf 19 et 26) - 19h10 - Durée : 1h

vendredi 21 juillet 2017

J'AI SOIF

NÉCESSAIRE TEXTE DE PRIMO LEVI
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C'est en 2010 que Serge BARBUSCIA a imaginé ce projet, initialement en version piano, à la demande du cycle Musique sacrée en Avignon. En 2016 il le reprend en version deux orgues à la basilique Notre Dame des Doms dans le cadre du Festival d'Avignon. Cette année c'est au Théâtre du Balcon qu'il en présente une version pour instruments à cordes.


C'est accompagné par trois violonistes et un violoncelliste venus de Corée que le directeur de ce lieu permanent d'Avignon déclame le texte de Primo LEVI. J'AI SOIF s'inspire de "Si c'est un homme". Les musiciens du Quatuor Classic Radio interprètent "Les sept dernières paroles du Christ en croix" de Joseph HAYDN, renforçant la puissance dramatique du texte.


C'est à la fois un concert de musique sacrée et l'écoute d'un texte majeur, empreint d'humanisme. Un texte nécessaire, qu'il faut porter partout auprès de tous les publics, pour ne jamais oublier. C'est l'objectif de Serge BARBUSCIA avec ce projet qui parcourt le monde et s'adapte à tous les lieux, à tous les pays, sans barrière de langue.

En bref : un accompagnement musical de qualité pour le texte de Primo Levi. Serge  BARUSCIA en livre la forte intensité dramatique. Pour ne jamais oublier.


J'ai soif, d'après Primo Levi et Joseph Haydn, conçu et interprété par Serge Barbuscio, avec le Quatuor Classic Radio de Corée du Sud

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Avignon Off 2017
Théâtre du Balcon
38 Rue Guillaume Puy 84000 Avignon
Du 7 au 28 juillet 2017 (sauf mardis) - 13h45 - Durée : 1h10

lundi 12 décembre 2016

FLON FLON ou la véritable histoire de l'humanité

QUE DU BONHEUR !
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Selon un très court article sur wikipédia les flonflons sont des accords bruyants qui terminent certains morceaux de musique populaire. Bon autant le dire, le titre du spectacle des Epis Noirs n'est pas très attrayant, un peu vieillot. Mais sachant qu'il a été joué plus de 500 fois on se dit qu'il doit bien y avoir une raison pour que cette année le groupe fête ses 25 ans au Chêne Noir dans le cadre du Festival Off d'Avignon 2016. Certes longévité en terme de spectacle n'est pas toujours signe de qualité. Pas toujours mais quand même souvent. Un succès qui s'est construit au fil du temps sur les scènes parisiennes dont la Gaité Montparnasse, avec un public fidèle, loin des médias.

FLON FLON c'est la plus grande et la plus belle histoire du monde, une histoire d'amour. D'abord il y a Dieu, un Dieu qui s'ennuie et devient Pierre, le mâle. Enfin pas vraiment recommandable le bonhomme puisqu'il est proxénète, donc c'est le mal. Elle c'est Manon. Elle est mariée, jeune, un peu nunuche et enceinte. Séduite par Pierre elle quitte son Ardèche natale et son mari pour suivre son beau-frère Pierre à Paris...où il la met sur le trottoir, la rosse quand elle ne travaille pas assez bien. Mais son homme, elle l'a dans la peau, elle l'aime.

Trio pathétique complété par Alexandre, le mari cocu. Deux proies idéales pour un Dieu en mal de sensations. Mais l'humanité en sortira grandie car la gentille gourde et le naïf mari viendront à bout des attaques du Mal. Car l'amour est plus fort que la haine.

Non nous ne sommes pas dans un vaudeville mais dans un spectacle musical inclassable. Les chansons faussement naïves sont dans l'ADN des Epis Noirs. Pierre Lericq, Manon Andersen et Lionel Sautet s'en donnent à cœur joie dans cet univers burlesque, gouailleur, parfois surréaliste, toujours drôle. Ils sont accompagnés par trois musiciens (Svante Jacobsson, Marwen Kamarti et Fabien Magni), et sans qu'on s'y attende on se laisse saisir par la magie du spectacle. On rit aux dialogues hilarants, on est touché par la poésie des mots, on s'attache à ses trois personnages parfois pathétiques.


En bref : Quoi de mieux pour la fin d'une année morose que de se laisser séduire par l'univers gouailleur, poétique et hilarant des Epis Noirs. Un spectacle qui met de bonne humeur. Foncez fêter leurs 25 ans de rires et de chansons.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Avignon Off 2017
Pandora
3 Rue Pourquery de Boisserin
du 7 au 30 juillet 2017- 13h20 - Durée : 1h20



Vu au Théâtre du Chêne Noir - Avignon - Juillet 2016
Mise à jour du 18/06/17

lundi 25 juillet 2016

JE NE SUIS PAS UNE LIBELLULE

UNE VOIX MAGIQUE
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C'est avec Le crime de l'Orpheline que j'ai découvert Flannan OBE. Sa chaude voix de baryton et son talent de comédien m'ont séduite et c'est un grand plaisir de le retrouver dans ce spectacle musical JE NE SUIS PAS UNE LIBELLULE.


Accompagné par Yves MEIERHANS au piano, lequel a également composé et arrangé les chansons du spectacle, Flannan OBE nous promène pendant un peu plus d'une heure dans son univers poétique, parsemé d'une bonne dose d'humour. Dans une ambiance intimiste il partage avec nous le chemin de son personnage souriant et attachant. Chanson après chanson nous découvrons ses rêves, ses doutes, ses craintes, ses galères, ses succès, ses colères, ses espoirs et son indéfectible foi en sa réussite.


Comment survivre à un rêve d'enfant trop grand ? A un short beaucoup trop court ? A une histoire d'amour qui rate ? Comment devient-on un garçon qui chante ? Entre créations et reprises, y compris de chansons oubliées depuis longtemps, avec sa voix magique et un humour tendre, dans un parfait équilibre entre parole et chansons, Flannan OBE nous propose un voyage dans son univers singulier parfois cocasse. Rire et émotions sont au rendez-vous, dans une mise en scène sobre de Jean-Marc HOOLBECQ. 



Pour en savoir plus : Flannan OBE est doublement présent dans le Off 2016 puisqu'il est aussi au programme de La Luna à 16h20 avec Le Crime de l'Orpheline

En bref : Entrez dans l'univers cocasse, tendre, sensible d'un garçon qui a réalisé son rêve. Un spectacle musical intimiste, touchant. Flannan OBE a non seulement une voix extraordinaire, c'est aussi une personnalité très attachante.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Avignon Off 2017
Le Petit Chien
76 Rue Guillaume Puy - Avgnon
du 7 au 29 juillet - 14h - Durée : 1h15


Crédit photo @Paule Thomas
Vu Avignon Off 2016 - Théâtre du Petit Chien