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dimanche 25 novembre 2018

J'AI RENCONTRE DIEU SUR FACEBOOOK

LA FACE CACHÉE DE LA RADICALISATION
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Cela fait 6 ans maintenant que Ahmed Madania commencé un travail sur la jeunesse des banlieues. Cette nouvelle création aborde les relations trans-générationnelles, les difficultés du deuil et la fragilité d'une jeunesse qui se cherche et croit trouver sa voie dans une vision de la religion. L'occasion de dénoncer les dangers des réseaux sociaux et la face cachée de la radicalisation.


QUAND LA VIE PERD SENS

Dans leur appartement de banlieue bien qu'à l'écart des quartiers dits "sensibles", Nina et sa mère Salima vivent une relation fusionnelle. Jusqu'à ce que le deuil s'installe en elles. Nina, 15 ans, vient de perdre sa meilleure amie victime d'une chute de cheval. Elle se trouve confrontée à un double deuil avec le décès de sa grand-mère, là-bas en Algérie. Alors que sa mère revient du bled où elle a enterré sa mère une faille commence à se creuser entre l'adolescente et sa mère. Nina est perdue. Comment accepter ces deux pertes ? Quel sens donner à sa vie ? C'est alors qu'elle découvre sur Facebook ces images atroces d'une enfance massacrée en Syrie. Grâce à Amar elle pense trouver sa place. C'est sur Facebook qu'elle le rencontre. Progressivement il s'incruste dans l'esprit de l'adolescente perdue. Il va l'embrigader et la convaincre que l'Islam est la seule voie, qu'elle est l'élue et qu'en l'épousant, en le rejoignant en Syrie pour faire le Hijra (l'émigration vers la Terre Sainte du Shâm) elle donnera un sens à sa vie et à la mort de son amie et de sa grand-mère.

UN TRAVAIL DANS LA CONTINUITÉ

Après Illumination(s) qui dépeignait la vie des jeunes hommes de banlieue, après Je marche dans la nuit par un chemin mauvais qui abordait déjà les questions de transmission entre générations et le lien entre l'Algérie et la France, après F(l)ammes qui donnait la parole aux jeunes femmes issues de l'immigration, Ahmed Madani continue sa réflexion sur les liens familiaux et les origines. Commencé peu avant les attentats contre Charlie Hebdo et le Bataclan, J'ai rencontré Dieu sur Facebook fait le récit de ces jeunes femmes en quête de reconnaissance qui se laissent séduire par un fanatisme religieux.

Salima, la mère, est le pivot autour duquel s'articulent les 3 acteurs de cette histoire. Algérienne d'origine elle a épousé un français dont elle s'est séparée. Professeur de français, le décès de sa mère la replonge dans ce pays qu'elle a refusé. Elle a choisi de vive dans un pays où une femme peut exister pour elle-même, faire ses choix sans dépendre d'un homme. Mais ce deuil la confronte à ses choix, à sa culpabilité par rapport à ses origines, et plonge son inconscient dans une suite de cauchemars. Elle la femme libre, la professeur confrontée à longueur de journée à des adolescents parfois difficiles, ne voit pas venir ce qui arrive à sa fille.

TROIS COMÉDIENS SENSIBLES

Face à cette mère qui a du mal à faire son deuil Nina se sent seule. Comment ne pas se laisser séduire par les paroles pleines de miel d'Amar ? Comment ne pas le suivre ? N'est-il pas le seul qui la comprenne, qui sache trouver les mots pour adoucir sa peine ?

Amar est la synthèse des faux-semblants. Manipulateur il trouve dans Facebook l'outil idéal pour jouer avec les apparences, créer un monde d'illusion propre à répondre aux attentes de cette adolescente perdue. Ses mots sonnent tellement vrais aux oreilles de Nina. Comment pourrait-elle imaginer que ce n'est qu'illusion, que la vérité qu'elle cherche n'est pas dans cette manipulation dont elle est l'objet ?

Louise Legendre est jeune, très jeune (trop jeune ?). Elle campe un Nina à la fois tendre et attentive avec sa mère mais aussi lunatique, rebelle, en colère, rêveuse, amoureuse, butée. Sous son t-shirt affichant fièrement "phoque you" et son sweat rouge trop grand pour elle, se cache une enfant fragilisée par le divorce de ses parents, le décès de deux de ses proches, et le mal-être de cette enfant d'un couple franco-algérien qui a du mal à trouver son identité dans le nom de "Breton". Une émotivité qui personnellement ne m'a pas permis d'entrer en communion avec les émotions qui traversent son personnage. Valentin Madani est Amar. Derrière un jeu qui manque encore de maturité il illustre avec une certaine candeur ces recruteurs sans scrupules qui jouent avec la vie d'adolescentes en quête de reconnaissance. Mais est-il bien ce qu'il dit être ? Quant à Mounira Barbouch elle est une remarquable Salima. Femme libre qui tangue sous les coups d'un passé qui vient de plein fouet tourmenter son présent, roseau solide qui plie sous la douleur mais ne rompt pas et se redresse pour remettre les vies sur les bons rails.

Comme dans tous ses spectacles Ahmed Madani a apporté un grand soin à la scénographie. Elle est d'une grande sobriété (3 panneaux, une petite table, une chaise). Mais les trouvailles de mise en scène couplées à la qualité de la lumière de Damien Klein font de chaque plan, de chaque scène un moment unique où l'accent est mis sur le texte et les comédien.ne.s. Sans oublier l'habillage sonore de Christophe Séchet.

Néanmoins, malgré toutes ses qualités ce nouvel opus du travail d'Ahmed Madani n'a pas su me convaincre complètement. Est-ce dû à ce qui m'a paru être l'extrême fragilité ou sensibilité de Louise Legendre, remarquable par moment mais trop larmoyante à mon goût, est-ce du a twist final qui amoindri le dramatique de la thématique ? Je ne saurai dire à quoi cela tient mais j'avoue être restée sur ma faim, trouvant dans ce spectacle beaucoup moins de force que dans tout ce que j'ai déjà vu du dramaturge. Le mieux est de vous y rendre pour vous faire votre propre opinion car il n'en demeure pas moins un travail pédagogique d'utilité publique.

En bref : Tout en continuant à explorer les thèmes qui lui sont chers (la famille, les origines, la transmission, la banlieue) Ahmed Madani met en scène le récit de l'embrigadement des jeunes femmes par des recruteurs fanatisés manipulateurs d'une foi extrémiste. Pointant les dangers et le mirage des réseaux sociaux il s'adresse aux jeunes mais aussi à leurs parents. Car pour beaucoup tout cela n'est pas un jeu.

J'ai rencontré Dieu sur Facebook, texte et mise en scène Ahmed Madani, avec Mounira Barbouch, Louise Legendre, Valentin Madani, création sonore Christophe Séchet, Création lumière et régie générale Damien Klein, costumes Pascale Barré.

C'EST OU ? C'EST QUAND ?
Création les 8 et 9  novembre 2018 à la Ferme du Bel Ebat à Guyancourt
Tournée :
23/24 novembre - Le Colombier Magnanville
12/15 décembre Maison des Arts de Créteil
10 janvier 2019 Moulin des Muses à Breuillet (Brétigny hors les murs)
15/18 janvier Comédie de Picardie
14/25 janvier Atelier du spectacle à Vernouillet
1er février La Nacelle Aubergenville
21/22 février Le Sillon - Clermont L'Hérault

Vu le 24 novembre 2018 au Colombier - Magnanville


Crédit photo @ François Louis Athénas

lundi 5 juin 2017

UN VENT CONTRAIRE

DU THÉÂTRE AU LYCÉE POUR PARLER DES DANGERS DE LA RADICALISATION


DU PROJET A LA RÉALISATION

Il y a quelques mois je vous parlais d'un projet de théâtre mené dans un lycée de région parisienne. Pour mémoire, dans le cadre de la démarche de prévention de la radicalisation menée par le Ministère de l'Education Nationale, la pôle Prévention et Tranquillité de la mairie de Limay (78) s'est lancé dans l'écriture d'une pièce de théâtre pour parler aux lycéens des dangers de la radicalisation et plus particulièrement de l'extrémisme dans l'Islam.

Sur une proposition de Yannick RUDELLE, adjoint au service Prévention et Tranquilité, la classe de terminale Bac Pro Gestion, soutenue par ses professeurs Mme SERMONAT et Mme ID MOUSSA, a travaillé depuis septembre 2016 sous la direction du metteur en scène Miguel BORRAS.

Les 4, 11 et 16 mai 2017 on eu lieu trois représentations pour les collégiens et lycéens de Limay, les représentants des administrations locales et le public. Tous étaient fiers de présenter le fruit de (seulement) 72 heures de travail.

La représentation a commencé par un petit film relatant ces 9 mois d'une aventure qui marquera à jamais les élèves. L'occasion de revenir sur le pourquoi du projet et le ressenti de chacun, de voir tout le chemin parcouru. Pour Miguel BORRAS, "L'art a son mot à dire sur les sujets sociétaux. Dans un contexte de diversité culturelle il fallait aborder ce sujet sans heurter les sensibilités.". Comme l'exprimait une élève "c'est bien de faire passer le message autrement. La télé et la radio ne disent pas tout". Pour le responsable du pôle Prévention et Tranquillité ce projet permet de prendre de la distance et d'instaurer le dialogue. L'investissement de chacun a été très important, des élèves qui ont parfois du se faire violence pour oser se mettre en scène, aux professeurs qui ont donné de leur temps, ainsi Mme SERMONAT qui a effectué de nombreuses recherches pour écrire le texte. Une écriture qui s'est faite aussi collectivement, les apprentis-comédiens se réappropriant l'histoire pour y mettre leurs propres mots.

Un apprentissage aussi du travail de groupe, valorisé par tous. Les lycéens ont pu dépasser leurs préjugés, leurs peurs, leurs freins internes pour s'approprier un projet qui leur était imposé et qu'il ont fait leur avec un enthousiasme qui met du baume au cœur. "Je m'exprime mieux maintenant" dit l'une d'elle. Mmes SERMONAT et ID MOUSSA n'ont pas caché leur fierté de ce qu'elles définissent comme "le projet le plus ambitieux de leur jeune carrière". Elles n'ont pas manqué de remercier les parents pour leur soutien et leur ouverture d'esprit. Il était important également de valoriser le travail de ces élèves de bac pro, souvent méprisés par rapport à la filière générale. Un projet qui aura également permis à ces jeunes de prendre confiance en eux. La construction en commun de ce spectacle leur aura permis de se construire également, et ils en sortent avec une expérience dont il porteront en eux les fruits tout au long de leur vie.


LES JEUNES FEMMES ET LA RADICALISATION

Le spectacle s'ouvre sur une Mme Loyal qui présente les protagonistes et le contexte. C'est une fresque humaine du XXIè siècle en occident. Des gens ordinaires réunis par un événement pas ordinaire : un attentat. Un père et sa fille. Cette dernière essaie de comprendre pourquoi elle ne verra plus sa mère. Elle est morte dans l'attentat. Flash-back. Retour sur la genèse du drame.

L'angle choisi est celui des jeunes filles. UN VENT CONTRAIRE va nous mener sur les traces de trois adolescentes en manque de reconnaissance, séduites par des soldats de Daesh. Jeunes femmes occidentales qui aiment la musique et la mode, elles se laisseront convaincre par le discours prétendument humanitaire des recruteurs, partiront en Syrie croyant aller aider des enfants victimes de la guerre et seront mariées de force à des djihadistes. Répudiées ou veuves elles mourront ou seront transformées en esclaves sexuelles, tandis que leurs maris mourront à la guerre ou reviendront en Europe commettre des attentats.

Ce sont alors les mères qui nous parlent de leur incompréhension, de leur douleur, Ces mères qui essaient de comprendre comment leur petite Barbie athée a pu accepter le niqab. L'occasion pour le spectacle de rendre hommage au travail des association comme celle de Mme Latifa Ibn Ziaten.

Du spectacle je retiens notamment trois moments forts : la conférence / témoignage des mères qui en on fait pleurer plus d'un-e dans le public, les blessés de l'attentat qui fuient la scène de guerre, traînant leurs blessures au travers la fumée, et le magnifique et émouvant final sur une musique d'Eric Satie et un poème de Louis Aragon : "Il fait beau comme jamais"

ET APRES ?

Fortement séduit par le travail de qualité et la portée du projet la préfecture des Yvelines pourrait envisager une quatrième représentation, si l'emploi du temps des lycéens le permet car ils doivent affronter les épreuves du bac.

Une captation a été réalisée. Un DVD sortira prochainement, suivant l'intégralité du projet, de sa phase de préparation jusqu'à la représentation devant le public. Des vocations pourraient être nées : l'une des élèves rejoindra un cours de théâtre la saison prochaine.



UN VENT CONTRAIRE
Création originale Lycée Condorcet Limay - Terminale Gestion Administrative 2
Pilotage Yannick RUDELLE Ville de Limay Pôle prévention tranquillité 
Ecriture de la pièce Mme SERMONAT Lycée Condorcet 
Mise en scène Miguel BORRAS Théâtre du bout du monde 
Coordination Mme ID MOUSSA Lycée Condorcet Conception vidéo Ibrahima BARRY Théâtre du bout du monde 
Costumes Isabelle LECOMTE Association Cost’arts 
Régie son et lumière Kévin FOLIE Tomahawk Frédéric DEGLISE Ville de Limay Direction des services techniques

Distribution :Giovanna G. : Mme Loyal  Guillaume L. : Le père  un djihadiste Innes L. : L'enfant Mouad C. : Youssef (djihadiste) Razal P. : Sarah Inès S. : Inès Leila B. : Leila Ramzi H. : Walid (djihadiste) Jérémy R. : Abdel (djihadiste) Mohamed I. : un djihadiste, élève du public Hassan S. : un djihadiste, élève du public Grégory G. : un djihadiste, parent affolé Juraiss M. : Karine, mère de Barbie Marie B. : Barbie Delal T. : L’amie de Barbie, élève du public Lauryn B. : Latifa, la mere de Sarah Laurine M. : Un élève du public Aline B. : Un élève du public Sabria K. : Un élève du public Sumeyyé M. : Un élève du public Coraline R. : Un élève du public Gabriela P. : Un élève du public Donya B. : Un parent affolé Daphné D. : Un parent affolé

POUR EN SAVOIR PLUS :

Retrouvez toutes les informations sur l'association de Mme Latifa Ibn Ziaten en cliquant ICI

Le poème de Louis Aragon "Il fait beau comme jamais" en cliquant ICI

La presse en parle :
Actu78 : Les lycéens sur scène pour lutter contre la radicalisation
La gazette Yvelines : Une pièce de théâtre pour sensibiliser à la radicalisation
Yvelines 1 - Grand Angle :  Journal du 18 mai 2017 (à partir de 11mn45)
Mon article et interview de Yannick Rudelle "Le théâtre comme outil de médiation et de prévention de la radicalisation" du 07/11/2016

lundi 7 novembre 2016

LE THEATRE COMME OUTIL DE MEDIATION ET DE PREVENTION DE LA RADICALISATION



Utiliser le théâtre pour parler de prévention contre la radicalisation c'est le pari de la pièce "Djihad" mais aussi de Yannick, acteur de terrain en banlieue parisienne. Dans les salles ou dans les lycées comment le théâtre libère-t-il la parole des jeunes sur un sujet sensible ?


PRÉVENTION : des mots à l'action, avec quels moyens?

Après l'attentat contre Charlie Hebdo le gouvernement a lancé un plan d'action contre la radicalisation et le terrorisme. Yannick Rudelle est directeur adjoint du pôle prévention de la mairie de Limay. Cette commune de l'ouest parisien compte 16000 habitants et est à 3 km de Magnanville où le 13 juin 2016 deux policiers étaient victimes d'un attentat islamiste.

Le projet élaboré par Yannick dans le cadre de ses missions est la création par une classe de terminale d'un spectacle sur la citoyenneté et la radicalisation. Pour ces jeunes de banlieue qui n'ont pas accès au théâtre, la pratique de cet art est un défi. Il faut apprendre la technique théâtrale (s'exprimer, gérer son corps, l'espace, la relation aux autres). Dans une deuxième phase ils écriront le spectacle qui sera présenté en juin aux autres élèves du lycée. Le projet s'inscrit dans le cursus des étudiants et sera noté.


Si la prévention de la radicalisation est un axe majeur de l'action du gouvernement les fonds manquent pour la mise en oeuvre. Dans les Yvelines, département fortement touché par la radicalisation, la préfecture n'a obtenu que 20% des sommes annoncées. Sur celles-ci environ 16000 euros ont pu être dégagés pour les actions de terrain, somme intégralement attribuée à la seule ville de Trappes. La majorité des fonds est affectée au fonctionnement, (affiches, numéro vert, séminaires de formation). Yannick doit batailler pour faire exister son projet par ailleurs très bien reçu par les administrations locales et par les lycéens qui s'impliquent avec enthousiasme et fierté.

ISMAEL SAIDI : "ma pièce pour réveiller les consciences"

Ecrit par Ismaël Saidi, un ancien policier belge, "Djihad" raconte sous forme de tragi-comédie le parcours de trois belges sur la route du Djihad. Depuis sa création le 26 décembre 2014 plus de 55000 personnes dont 27000 lycéens ont vu le spectacle. Il est à l'affiche des Feux de la Rampe et fait salle comble depuis septembre 2016. Déclaré d'utilité publique en Belgique, il était programmé le 30 octobre en ouverture de la conférence de l'Unesco sur la radicalisation des jeunes. 300 lycéens de Trappes qui ont pu le découvrir en avril 2016. Sous l'égide du ministère de l'Education Nationale il va être présenté dans 80 établissements scolaires...mais pas dans le bassin mantois. Yannick n'a pas encore le budget pour faire venir la troupe à Limay.

Ismael Saidi est lucide: ce spectacle populaire n'a pas la prétention de changer les mentalités. Mais il permet de libérer la parole. Chaque représentation est suivie d'une heure de débat. Loin des médias, sans jugement ni sanction les spectateurs profitent de ce temps d'échange pour s'exprimer. Un temps indispensable pour que les choses sortent.

Suivant depuis longtemps le spectacle de Ismaël Saidi j'espère que Yannick bouclera le budget qui permettra d'offrir aux jeunes du Lycée Condorcet la double satisfaction de créer une pièce de théâtre et d'aller voir "Djihad".



Pour en savoir plus :

- Guide interministériel de prévention de la radicalisation
- Prévenir la radicalisation : le site Eduscol de l'Education Nationale
- Le théâtre arme de dissuasion massive par Odile Tremblay dans le journal québécois Le Devoir
- Toutes les infos sur le spectacle Djihad le spectacle
-  Relire ma critique de la pièce sur le blog Le Théâtre Côté Coeur

Article écrit dans le cadre du mooc "écrire pour le web" de Rue89